Review Of Print

Login

Imprimantes : le retour!

Lexmark T656dneSachant que les MFPs (multifonctions) - dont reviewofprint est un grand supporter, comme vous le savez - sont utilisés à 75% pour de l'impression et à 25% pour de la copie, la question de leur pertinence mérite d'être posée. Faut-il vraiment disposer, pour chaque poste utilisateur, de toutes les fonctions dans une seule machine alors qu'une seule est surtout utilisée? De plus, on n'oubliera pas qu'un MFP est plus coûteux à l'achat et à l'entretien qu'une imprimante. D'accord, un MFP sait faire plein de choses en même temps : il imprime, copie, numérise, faxe, envoie des fichiers, et plus si affinités. Mais est-ce bien nécessaire pour tous les postes? Il était donc logique qu'un constructeur s'aperçoive de cette situation et se penche sur le dossier ainsi mis à jour. Ce constructeur - Lexmark - vient donc de lancer une imprimante monochrome de 53 ppm équipée d'un écran tactile couleur personnalisable comme sur un MFP. Cela signifie qu'on peut maintenant utiliser cette imprimante de la même façon qu'un MFP de même performance pour la fonction impression. L'écran tactile personnalisable permet de relier l'imprimante aux réseaux de l'entreprise et surtout aux logiciels métiers utilisés. Elle dispose aussi des fonctions d'impression à la demande et de sécurité, qui étaient jusque là réservés à l'univers des MFPs. L'imprimante peut ainsi être adaptée sur mesure aux besoins d'une entreprise ou d'un poste spécifique dans celle-ci. Gageons que cette nouvelle approche, testée pour le moment sur un seul modèle, va être étendue à des gammes entières d'imprimantes. Et qu'on va très vite la retrouver chez les autres constructeurs.

Affichages : 4109

La marque blanche

la_marque_jaune_tnLa marque blanche est de retour. Coup sur coup elle refait parler d'elle. Elle est de retour chez Kyocera Mita dans l'offre de services KyoConsult, et la voici chez Xerox dans l'offre Xerox Print Services.  En réalité la notion de marque blanche est à l'oeuvre dans l'univers du document imprimé ou non depuis pas mal de temps. Les services d'impression par internet (web services) sont la plupart du temps des marques blanches de fournisseurs de solutions logicielles, bien connus par ailleurs. Les champions des marques blanches sont sans doute les papetiers qui permettent à tout prestataire d'impression ou fournisseur de proposer à ses propres clients une marque personnalisée selon des critères techniques définis (voir HP, IBM, Xerox, etc.). L'intérêt de la marque blanche pour un distributeur, ou prestataire, c'est de pouvoir proposer des solutions qui seraient sans cela hors de sa portée. Pour le propriétaire/créateur de la solution, la marque blanche ouvre des marchés qui eux aussi auraient pu rester hors de son horizon. Précédemment, dans l'univers des seuls équipements on ne parlait que d'OEM (original equipment manufacturer). Ce qui fait qu'on retrouvait, avec quelques petites variations, des modèles de copieurs identiques sous différentes marques. On était au XX me siècle. Celle que je préfère c'est  cependant "La marque jaune" de Blake et Mortimer. Une bande dessinée originale. Elle.
Raphael Ducos

Affichages : 4134

Faites sauter les barrières

Tout a commencé au printemps 2007 quand HP a lancé les MFP jet d'encre couleur à technologie Edgeline à destination des centres d'impression décentralisés des entreprises. On a appris alors que la facturation de la couleur pouvait se faire au prix du noir à condition de ne pas dépasser un pourcentage (très réduit) de couverture de la page. Deux ans et demi après, Xerox fait à son tour exploser le modèle traditionnel de facturation de la couleur, pour faciliter son adoption, en lançant ses MFP à jet d'encre solide ColorQube (lire article du 28 septembre 2009). Désormais, l'utilisateur sait qu'il y a trois niveaux de facturation de l'impression couleur (-1,2% de couverture; moins de 10% de couverture; et plus de 10% de couverture couleur). Cela rappelle aussi les offres gratuites de recharge jet d'encre solide noir lancées par Xerox après sa reprise de Tektronix. Le dernier point concerne cette fois-ci non plus l'impression de type entreprise, mais celle de grand format. En lançant sa seconde vague d'imprimantes grand format à base d'encre latex, HP a révélé une nouvelle approche des marchés du grand format. Désormais, IDC à laquelle le constructeur se réfère, retient quatre nouvelles catégories d'imprimantes grand format : l'entrée de gamme  en dessous de 80 000 dollars; le bas de gamme de 80 000 à 200 000 dollars; le moyen de gamme de 200 000 à 400 000 dollars; et le haut de gamme au delà de 400 000 dollars. Finis les classements par applications (intérieur ou extérieur) ou par technologie (eau ou solvant, colorant ou pigment). Une bonne raison à cela : la technologie à base d'encre latex d'HP répond aux besoins des applications jusque là incompatibles. Mais que vont faire les concurrents de Xerox et d'HP?

Affichages : 3553

MFP, MPS, RIP et ROP

ropEst-ce que votre collection de sigles et d'acronymes est complète? Je crains en entendant votre réponse qu'une mise à jour ne s'impose. Si, si j'insiste. Mieux vaut savoir de quoi on parle. Au tarif habituel du temps passé s'entend. Je commence par le plus ancien. RIP : Rest In Peace? ou Raster Image Processor? Cochez la bonne case. Je ramasserai les copies en fin de lecture. Les RIP sont partout, transparents. Ils font leur boulot sans rechigner jour après jour. En très gros, ils permettent d'imprimer des images et des couleurs (fidèles si possible). Le texte on savait le faire avant, sans RIP. L'expérience montre qu'il vaut mieux un RIP original qu'un compatible, du moins pour une production professionnelle. On en trouve notamment dans les MFPs. MFP ce n'est pas ici la Mutualité de la Fonction Publique mais Multi Fonction Printer. Un acronyme qui symbolise d'un seul coup tout le passage du monde analogique au monde numérique. Ce n'est pas le copieur (scanner-imprimante) qui est devenu numérique, mais l'imprimante qui a acquis les fonctions du scanner et du copieur (plus quelques autres). Le problème c'est que les MFPs se sont répandus partout dans les entreprises. Au point qu'on ne sait pas où il sont, combien il y en a, et surtout combien ils coûtent. Etonnant non? Cette situation vérifiée au niveau de tous les pays, pourrait bien évoluer grâce au développement des MPS pour Management Print Services. En français : services de gestion de l'impression. Tous les grands fournisseurs en proposent une version plus ou moins élaborée et extensive. Cela permet de gérer, de contrôler, de comptabiliser, de mettre à jour les logiciels, et nec plus ultra, d'intégrer les MFPs dans les systèmes informatiques existant dans les entreprises. Ca coûte au premier abord, mais ca rapporte au second. Jusqu'à 2% du C.A. d'une entreprise! Enfin, reste ROP. Je vous donne un indice : ROP est né au printemps 2009, une lettre est publiée chaque semaine et ... vous y êtes!

Affichages : 3866

Alliances

La période est aux alliances entre constructeurs, éditeurs de logiciels et même imprimeurs (grands). Tout le monde ne peut pas tout faire tout seul. Même les plus puissants. Cela souligne aussi la diversité des approches, et la multiplication des marchés de l'univers numérique graphique.
Tous les workflows (flux de travail qui automatise les opérations successives) de l'industrie graphique utilisent des composants communs dont le plus connu est sans doute iWay de Press-Sense que l'on retrouve aussi bien chez Agfa, HP, InfoPrint Solutions, Océ ou Xerox. EFI est associé de son côté avec quasiment tous les fournisseurs de systèmes d'impression (Fiery, etc.)
Parmi les plus récentes alliances dans les systèmes d'impression on note que HP se retrouve dans pas mal de projets. Il y a par exemple les trois projets HP-Timsons,  HP-Donnelley (imprimeur américain), et Donnelley-Muller-Martini pour la production de livres numériques, sans oublier celui de Pitney Bowes-HP pour l'impression transactionnelle, plus le nouvel accord de HP avec Canon pour la distribution des équipements départementaux et de production de ce dernier.
Justement, du côté de Canon on trouve de nouveaux liens avec Adobe et Microsoft, et l'entrée dans le capital d'Iris. Kodak a tissé de son côté aussi un accord avec Clay (imprimeur au Royaume-Uni) et Muller-Martini pour la production numérique de livres, et continue ses relations avec Ricoh qui distribue ses presses noir et couleur. La liste est sans aucun doute plus longue. A vous de la compléter!
Raphael Ducos

Affichages : 4101

L'union fait la force!

Les gros mangent les petits. C'est la loi de la jungle. Basique. Tout le monde sait cela. Ce qu'on sait moins c'est qu'il existe de très nombreuses exceptions à cette pseudo loi. Parfois les petits s'associent, momentanément certes, pour lutter contre de plus gros qu'eux. Les pies contre les corbeaux, les moineaux contre les pigeons, les abeilles contre une guêpe qui s'aventure autour d'une ruche.
L'homme étant un animal évolué (pas toujours) on n'est pas surpris de trouver dans son comportement social, économique, des similitudes intéressantes. Les grandes sociétés multinationales, dotées d'une bonne trésorerie, n'hésitent pas à acheter des plus petites unités qui pourraient être concurrentes dans le futur ou qui complèteraient si bien leur portefeuille de solutions. Ouvrez le journal, consulter des sites internet d'infos vous tomberez sans coup férir dessus. Au point qu'on trouve cela dans la nature des choses : les gros mangent les petits. Mais ici aussi il y a des exceptions qui ont pour nom les Scop (coopératives de production), les associations loi 1901, les GIE, les groupements par bassin d'activités chers aux arts graphiques, et un groupement de 25 entreprises qui a pour nom Hexapage dans le monde de la bureautique et qui va fêter son dixième anniversaire l'an prochain. Ces approches sont évidemment complètement différentes. Il y en a certainement d'autres. En tout cas pour Hexapage c'est la voie de la réussite (voir article dans la rubrique Distribution).

Affichages : 3637

Toute l'impression est numérique!

myprint_tnPrint 09, le plus grand salon nord-américain des industries graphiques ouvre ses portes le 11 septembre à Chicago : 650 exposants et près de 4000 produits, 90 séminaires attendent les visiteurs. Beaucoup d'évolutions sont prévues notamment dans les solutions logicielles, moins dans le domaine des équipements mis à part la présentation opérationnelle des premières presses numériques feuille jet d'encre. La qualité des impressions numériques ne fait plus débat, et la rapidité des presses numériques augmente régulièrement. L'affrontement toner-jet d'encre est plus vif que jamais. Seul regret, deux vedettes de la drupa, à savoir la rotative jet d'encre d'HP et celle de Kodak ne seront pas présentes. Il faudra se contenter d'échantillons imprimés.
Une occasion en tout cas de se rendre compte à quel point toute l'industrie graphique est désormais numérique. Comme le souligne un excellent webcast de Graphic Arts Monthly auquel nous empruntons l'architecture suivante.
De la capture des informations (information technology), en passant par l'impression-par-internet (web-2-print), les systèmes de gestion des données (MIS), l'impression numérique de données variables, l'organisation efficace des flux de travail de plus en plus hybrides (workflow digital-offset), la gestion de la couleur, la production multi-supports (cross media production) la gestion des relations clients (CRM), le preflight (contrôle et correction des fichiers avant impression), jusqu'à l'automatisation des processus (jdf, jmf, etc.), l'industrie graphique est en effet totalement numérique ou "computer centric".

Affichages : 3971

Joomla SEF URLs by Artio

Review of Print - ROP Media 2013

Top Desktop version