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Nanotechnologies ...

Les technologies d'impression à base de nanotechnologies commencent à se déployer ou à se présenter sur les marchés. Deux d'entre elles sont représentées par les sociétés "Landa digital printing", et "Memjet".
La première a été créée en 2002 par Benny Landa, inventeur des systèmes d'impression couleur Indigo (technologie ElectroInk) revendus depuis à HP. Landa Digital Printing annonce une nouvelle gamme de presses numériques couleur pour l'imprimerie, l'emballage, l'édition. Jo Francis (Printweek) a été la première à signaler cette information. Cette gamme de presse utilise une nouvelle technologie d'impression à base de nanotechnologies, et d'encres composées de nano-pigments. On devrait en voir les premières démonstrations à la prochaine drupa 2012 de Dusseldorf. Benny Landa aurait déjà retenu 1500 m2 avec un amphithéatre de 200 places pour présenter cinq fois par jour ses futurs produits (une stratégie déjà utilisée pour lancer la technologie Indigo à une précédente drupa).
La seconde est MemJet dont l'avantage est d'être déjà sur les marchés au travers de divers intégrateurs. Pour le grand format on trouve Xanté avec le système Excelgraphix 4200 (ROP 19 09 2011) et Own-X avec le système WideStar (ROP 03 10 11), pour la bureautique LG avec une imprimante à 60 ppm en quadri (ROP 28 09 11), pour l'impression d'étiquettes la SpeedStar 3000 (ROP 03 10 11), et pour l'impression d'enveloppes l'Astrojet M1 de MAI (ROP 31 05 2011). Dernier arrivé : Delphax qui annonce une gamme de systèmes d'impression couleur de production feuille à feuille Elan (jusqu'à 500 ppm, 1600 dpi), toujours à base de la technologies Memjet. Ceux-ci visent les marchés du direct-mail, du transpromo et des factures, des livres et manuels, ainsi que des impressions de sécurité.
Nul doute que Dusseldorf, où se tient la drupa 2012, va être l'occasion, en mai prochain, d'une concurrence vive sur le front des nouvelles technologies d'impression à base de nanotechnologies. Il restera comme toujours à faire le point sur la fiabilité et les coûts d'utilisation de ces systèmes.

Toile : www.landalabs.com, www.memjet.co, www.own-x.hu, www.delphax.com

Raphael Ducos

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La Journée Européenne de la Protection des Données

Des propositions en faveur d'une législation européenne plus rigoureuse en matière de protection des données obligeront les entreprises européennes à renforcer leurs pratiques de gestion des informations, indique Iron Mountain en préambule de la European Privacy and Data Protection Day (EPDP). Cette journée, qui se tiendra cette année le 28 janvier, a pour objectif d'attirer l'attention sur les problèmes liés à la protection des données et de recommander de bonnes pratiques aux organismes qui traitent chaque jour des données personnelles.
Cette nouvelle législation remplacera la directive Européenne de Protection des Données 95/46, une composante majeure de la Loi européenne sur la Vie Privée et les Droits de l'Homme, qui sert de référence aux entreprises depuis 13 ans. Il est prévu que la nouvelle législation réduira, pour de nombreuses sociétés, les exigences administratives de conformité. Néanmoins, elle imposera vraisemblablement aux entreprises de plus lourdes contraintes en matière de protection, reconnaissance et communication de leurs violations de données. De surcroît, la règlementation infligera des pénalités plus sévères aux sociétés qui failliront aux exigences légales.

Les entreprises qui ne savent pas par où commencer devraient étudier les recommandations ISO 27002 [1], indique Christian Toon, Directeur de la Sûreté des Informations chez Iron Mountain.
Les principales exigences du nouveau projet révélé l'an dernier sont :

  • L'obligation de déclarer les violations de données.

Elle recommande que les Autorités de Protection des Données concernées et toutes les personnes touchées devront être prévenues sous 24 heures d'une violation de sécurité des données, y compris s'il s'agit d'une destruction non autorisée ou d'une perte de données. Les autorités de protection des données doivent être averties, même en l'absence de risque pour les données.

  • L'obligation de nommer des responsables de la sûreté des informations.

Les responsables de la sûreté des données devront être obligatoires pour toutes les instances publiques et toutes les entreprises de plus de 250 salariés.

  • Des amendes fortement augmentées.

Aux termes de la proposition de loi, les autorités compétentes auraient le pouvoir d'infliger des amendes allant jusqu'à un million d'Euros ou, dans le cas d'une société, jusqu'à 5 % du chiffre d'affaires mondial annuel dans le cas de manquement à la législation.
(Extrait du communiqué "soyez prêt pour la nouvelle législmation européenne" d'ironmountain. Toile : www.ironmountain.fr)

[1] ISO 27002 est une norme de sûreté des informations publiée par l'ISO (International Organization for Standardization – L'Organisation Internationale de Standardisation), intitulée « Information technology – Security techniques – Code of practice for information security management » (Technologie des Informations – Techniques de sûreté – Codes de pratique de gestion de sûreté des informations). Cette norme fournit des recommandations des meilleures pratiques sur la gestion de sûreté des informations à l'attention des personnes responsables de l'étude, la mise en place ou la maintenance des ISMS (Information Security Management Systems – Systèmes de Gestion de la Sûreté des Informations). Pour plus d'informations, merci de vous connecter au site www.27000.org/iso-27002.htm

Raphael Ducos

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Les scans sont partout!

Attention aux scans! Après les appareils photos numériques pouvant photographier/enregistrer un document en formats numériques (jpd, pdf, tiff, etc.), et le transférer vers un ordinateur via un cable, les smartphones (et tablettes), qui offrent maintenant une résolution de prise de vue acceptable, ont pris le relais en raccourcissant encore le circuit de diffusion du document (transfert direct par wifi, 3G+, bluetooth, etc.). Dans le même temps des fournisseurs de scanners traditionnels, comme Kodak et Lexmark, ont adopté la technologie des appareils photos numériques pour leurs scanners grand public.
Les scanners destinés jusqu'ici à être placés aux côtés des ordinateurs, sur un bureau ou dans un espace professionnel dédié, prennent aussi leur envol et deviennent portables et autonomes. Coup sur coup, Canon et Xerox annoncent des équipements de ce type. La grande nouveauté c'est qu'ils peuvent envoyer directement les fichiers via internet, sans passer par un ordinateur, vers des destinations diverses comme des PCs (et Macs), smartphones, ou autres applications spécifiques. Ils fonctionnent à une vitesse raisonnable et numérisent en couleur.
On est loin des scanners professionnels se caractérisant par la vitesse de numérisation, les choix de la résolution, la gestion des formats de papiers différents, et l'association avec un OCR. Sans oublier les scanners grand format, et les scanners dédiés à la numérisation des livres ou à la cartographie.
Bref, le document numérique n'est plus réservé à des espaces professionnels d'entreprise. Il s'est maintenant répandu dans l'espace privé.
Raphael Ducos

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Une très Bonne Année, numérique bien sûr!

Il n'est pas trop tard pour vous souhaitez une très Bonne Année numérique de la part de toute l'équipe de reviewofprint. Que votre énergie et votre détermination vous aident à traverser victorieusement les flots tumultueux de l'économie.
Décembre 2011 a marqué le triomphe de Samsung devenu le premier vendeur mondial de smartphones devant Apple, accédant par la même occasion au rang des leaders d'IT en terme de capitalisation boursière (134 milliards de dollars) derrière Apple (376 milliards de dollars), Google, IBM et Microsoft.
L'explosion des ventes des liseuses (genre Kindle) et tablettes (genre iPad) pendant la période des fêtes rappelle que le chemin vers le numérique s'élargit jour après jour. Au Royaume-Uni, on a vendu 1,33 million de liseuses et 640 000 tablettes pendant les fêtes de fin d'année indique Printweek. Le traditionnel discours de la Reine d'Angleterre prononcé le 25 décembre a été dans la foulée disponible en téléchargement sur le Kindle (ainsi que tous les discours précédents depuis son accession au trône en 1952). Aux Etats-Unis, les utilisateurs de smartphones (plus de 40% de la population américaine) y lisent de plus en plus leurs journaux d'informations.
En France, une enquête du  Credoc montre que 85% des habitants ont un téléphone mobile (17% un smartphone), 78% un ordinateur. Trois-quart des français ont une connexion à domicile, qu'ils utilisent au moins une fois par jour.  31% de ces internautes  soit un peu moins de 10 millions d'individus, sont connectés en mobile, et  25% disposent de trois connexions. 12% d'entre eux consultent les informations sur internet.
Au CES (Consumer Electronics Show) qui vient de se tenir à Las Vegas, l'offre en matière de tablettes et d'ultrabooks (ordinateurs portables très légers) s'est multipliée avec respectivement plus de cinquante nouveaux modèles d'origine chinoise principalement, et trente nouveaux modèles pour les seconds! Rappel : tous ces équipements (smartphones, tablettes, ultrabooks) peuvent imprimer directement sans fil sur la plupart des systèmes d'impression du marché. 2012 est placé sous le signe du numérique, je vous dis.
Raphael Ducos

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Formats d'impression : redistribution des cartes!

Après la longue domination du format A3 dans la bureautique professionnelle, on constate depuis quelques mois un regain d'intérêt pour le format A4, et le déploiementen parallèle de formats encore supérieurs (nous nous intéressons ici uniquement à l'impression feuille).
Pour différentes raisons de marchés variés dans le monde, et de rentabillité pour les fournisseurs, le format A3 est devenu en quelque sorte la norme de la bureautique professionnelle. Le format A3 a été ainsi le format standard de production de la majorité des copieurs analogiques, puis numériques, fonctionnant à base de toner, suivis ensuite par les multifonctions (copieur-imprimante-scanner-fax, etc.).
Pour entrer dans les marchés de la bureautique, des constructeurs d'imprimantes pour l'informatique se sont lancés à leur tour dans les tout-en-un en A4, puis en A3 ensuite. D'autres nouveaux entrants en provenance du monde de l'impression jet d'encre ont ciblé les bureaux décentralisés, les TPE, les PME, et même le grand public, avec des tout-en-un A4. On peut maintenant acquérir un tel équipement pour moins de 100 euros (voire 50 euros dans certains cas de promotion exceptionnelle) dans tous les réseaux de grande distribution. Des tout-en-un A4 qui peuvent imprimer des photos, CD, et documents, ont le wi-fi, etc. Un acteur (Brother) a cassé le premier cette situation stable et a introduit des modèles de multifonctions jet d'encre en format A3 (capables d'imprimer en recto verso).
Comme toutes les statistiques montrent qu'en moyenne plus de 90% des travaux en entreprise sont imprimés ou traités en A4, et la crise économique mondiale étant passé par là, il est logique de rencontrer de nouvelles offres de multifonctions à base de toner en format A4 en noir et en couleur, chez des fournisseurs qui s'étaient jusque là quasiment dédiés au A3.
Notons que certains comme Epson ou Oki (etc.)se sont essayés à lancer des multifonctions A4 pouvant occasionnellement reproduire du A3. A signaler aussi les imprimantes jet d'encre A4 professionnelles (plus grosses cartouches d'encre) qui veulent concurrencer directement les équipements similaires à base de toner. Pour résister, certains constructeurs (Oki) permettent à leurs MFPs A3 (toner) de produire des banderolles de 33 cm de large sur 1,20 mètre de long.
En production, chez les reprographes et autres imprimeurs on préfère cependant utiliser en impression feuille un format encore plus grand que le A3 : le SRA3 qui permet de traiter plus facilement des originaux multiples. Pour le prix d'un seul click!. Au delà, on passe au format A2, qui est le début du grand format (impression jet d'encre à têtes mobiles) qui va jusqu'au très grand format (jusqu'à 5 m de laize!). A la prochaine drupa en mai 2012 on attend le lancement sur les marchés des premières presses graphiques à jet d'encre pour les industries du même nom (têtes d'impression fixes), qui utilisent des formats supérieurs au SRA3. On en a vu les prototypes au dernier Ipex (Fuji, Screen etc.).

Bonnes fêtes de fin d'année de la part de toute l'équipe de www.reviewofprint.com.

Raphael Ducos
La lettre de reviewofprint reparaîtra le mercredi 11 janvier 2012.

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Le Conseil régional d’Alsace subventionne les imprimeurs chinois !

made_in_chinaLe Groupement des Métiers de l’Imprimerie (GMI) et le Syndicat de l’Impression Numérique et des services graphiques (S.I.N.) s’associent pour réagir vivement à la décision prise par le Conseil régional d’Alsace de subventionner la réalisation d’un livre imprimé…en Chine ! L’éditeur de cet ouvrage de 320 pages consacré au patrimoine d’Alsace, qui a bénéficié d’un soutien financier de la collectivité régionale, a choisi, pour son impression, de faire appel à un imprimeur chinois au motif que les tarifs pratiqués en France seraient « trois fois plus cher qu’en Chine » !
Le GMI et le S.I.N., par la voix de leurs Présidents respectifs, MM. Jacques PERSINETTE-GAUTREZ et Pierre PICARD, estiment cette décision totalement scandaleuse et symptomatique d’une démission générale des responsables politiques dans la mission de soutien qu’ils sont censés apporter au tissu des entreprises françaises et, en l’occurrence, celles de la filière graphique française, essentiellement des PME et PMI déjà confrontées à un environnement économique particulièrement difficile.
Plusieurs milliers d’emplois ont été perdus au sein de la filière ces derniers années du fait de l’augmentation du poids des charges et des coûts de revient pour les entreprises qui la composent, et conséquemment d’une réduction constante de leurs marges.
Les entreprises implantées en Alsace et sur le territoire attendent des pouvoirs publics qu’ils sachent pour le moins donner l’exemple avant d’affirmer leur volonté de soutenir les entreprises françaises et qu’à ce titre, ils n’utilisent pas l’argent public pour dénigrer leur savoir-faire et contribuer à leur destruction.
Les deux organisations représentatives des entreprises de la filière demandent un retrait de la subvention accordée par le Conseil régional d’Alsace pour la réalisation de ce livre et, à l’avenir, un contrôle strict de l’utilisation des subventions accordées par l’ensemble des collectivités et des pouvoirs publics à des projets privés, avec, pour condition sine qua non, l’obligation de faire appel à des prestataires français pour leur production.

Une fois n'est pas coutume mais le communiqué conjoint des deux organisations professionnelles de l'imprimerie, que nous reproduisons intégralement, nous a semblé mériter d'être mis en avant, c'est à dire d'occuper l'espace consacré habituellement à l'édito.
Raphael DUCOS
Toile : www.gmi.fr et www.sin.fr

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La réalité augmentée

La réalité augmentée : son but est d'ajouter des informations supplémentaires au thème ou sujet qui est traité. C'est complètement numérique, évidemment créé par des logiciels spéciaux. L'exemple le plus simple est constitué par tout ce qui s'élabore à partir du GPS sur un terminal/écran qui en est muni. Pour la conduite en voiture des logiciels peuvent rajouter à la carte dynamique affichée sur l'écran des informations concernant le code de la route, les radars, le trafic, etc. On peut rajouter une couche d'informations concernant les restaurants, les hôtels à proximité du lieu où on se trouve, etc.
Le déploiement du concept de la réalité augmentée dans la chaîne de fabrication d'un imprimé est en train de s'imposer : que ce soit pour la fabrication d'un livre, d'un emballage, d'une affiche, d'une étiquette, de livrets ou de documents. On peut désormais simuler en 3D sur écran, sur place ou à distance, un livre, sa couverture, l'effet de son ouverture, du papier, de la typographie, de la découpe d'une signalétique, du positonnement d'une affiche, etc. en les manipulant selon l'éclairage de l'endroit où ils seront exposés, et selon différents angles de vue. On peut les faire évoluer dans tous les sens. Cet apport d'informations supplémentaires peut aller jusqu'à la présentation du linéaire où sera disposé un produit cosmétique imprimé par exemple. La chaîne numérique d'élaboration, de traitement et de production des imprimés acquiert ainsi une nouvelle dimension! A vous de jouer!
Raphael Ducos

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Vive le grand format!

FESPA digital 2012Le secteur du grand format est optimiste. L'année 2011 devrait être positive pour - au moins - une bonne moitié des entreprises interrogées par Infotrends pour le compte de la Fespa (Fédération des associations d'imprimeurs sérigraphiques et numériques). Si les produits réalisés (bannières, affiches, signalétique, photographies, etc.), et les critères de choix (qualité, prix, etc.) changent peu, les clients veulent cependant être livrés toujours plus vite (49% des livraisons en un jour ou deux jours), et les tirages raccourcissent (90% < 100 exemplaires). Les professionnels adoptent de plus en plus les QR Codes (un sur deux environ), et l'impression respectueuse de l'environnement fait de plus en plus d'adeptes chez les fournisseurs (encres, supports, etc.), chez les prestataires (un sur deux s'est régorganisé en conséquence, et davantage prévoient de le faire en choissant de meilleurs supports, en réduisant les gaspillages et l'utilisation de solvants, et en augmentant le recyclage). Bonne nouvelle : les clients semblent prêts à payer un supplément pour être en règle avec leur environnement. L'affichage numérique est davantage perçu comme un complément et non un remplaçant des affiches imprimées, mais les imprimeurs y sont très attentifs (davantage aux USA qu'en Europe). Que voulez vous de plus? Prochaine manifestation Fespa Digital du 21 au 24 février 2012 à Barcelone.
Raphael Ducos

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SaaS et Cloud

Le SaaS (Software as a Service) s'impose de plus en plus. Ici l'abonnement ou la location d'un logiciel remplace l'achat d'une licence de ce même logiciel. Ce qui change c'est la méthode de diffusion du logiciel. Cela a commencé en réalité dans les années 1960 avec l'arrivée sur le marché des premiers copieurs analogiques de chez Xerox. Trop coûteux à l'achat, ils ont trouvé leur voie dans les entreprises par le biais d'une location mensuelle avec engagement d'un volume de copies en échange. Ce n'était pas encore du logiciel mais déjà du service. Il suffit maintenant d'une connexion internet pour relier un client utilisateur au serveur d'un fournisseur pour qu'une application SaaS soit opérationnelle. Ce qui était inimaginable il y a quelques années est devenu depuis dix ans environ à la portée de tous, grandes et petites entreprises comprises. Une évolution qui apporte des avantages certains de mises à jour permanente, de souplesse d'adaptation, et de connaissance immédiate des vrais coûts.
Maintenant, le logiciel et le contenu associé peuvent être hébergés sur un serveur "dans les nuages" (Cloud). L'utilisateur se connecte à ce dernier par le biais d'un navigateur internet standard. Le Saas est utilisé par la plupart des solutions ou applications en entreprise comme la comptabilité, la collaboration, la relation client (CRM), la gestion des ressources d'entreprise (ERP), la gestion du contenu (CM), etc. Les fournisseurs de systèmes d'impression et de reproduction s'inspirent de plus en plus de ce modèle de fonctionnement pour compléter et rééquilibrer leurs stratégies au travers d'offres de solutions très variées, etc. Ou comment remplacer un investissement par des frais de fonctionnement.
Raphael Ducos

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La fin du XXème siècle

Les siècles ne se terminent jamais à la date marquée par deux zéros mais toujours quelques années plus tard. Un peu comme la première guerre mondiale pour le XIXème siècle, ou la crise économique américaine de 2008, dont nous subissons encore les conséquences en 2011, pour le XXème siècle.
Par contre, les difficultés financières rencontrées actuellement par Kodak rappellent que tous les grands acteurs des industries graphiques du XXème siècle sont à la peine comme Agfa, Heidelberg, manroland, KBA, et les grands groupes papetiers. Mine de rien certains se rapprochent des nouveaux acteurs numériques. La fin d'une époque fondée sur les matériels lourds, les consommables, et les grands tirages pointe à l'horizon.
Depuis la moitié du XX ème siècle environ de nouvelles technologies de gestion et de reproduction de documents se sont déployées en direction des entreprises, puis des industries graphiques. Copieurs, imprimantes, scanners, multifonctions ont été installés dans les entreprises, suivis ensuite par le développement des presses numériques (Docutech 1991) dans les centres de repro et les imprimeries. De nouveaux acteurs se sont installés sur les marchés des entreprises et des industries graphiques : Xerox, Océ, Kodak, Canon, Ricoh, Konica Minolta, HP, Epson, Oki, Kyocera, etc. Depuis l'apparition des copieurs numériques connectés couleur (Canon) de nouvelles sociétés logicielles se sont aussi développées pour exploiter au mieux ces matériels numériques comme EFI, Adobe, etc. En parallèle, les grandes sociétés informatiques comme Apple, IBM, HP, Oracle, etc. ont prospéré, et ont su créer des ponts avec leurs homologues spécialistes des entreprises et des industries graphiques.Xerox, le pionnier de la reproduction en entreprise, a pris depuis longtemps le virage des solutions et des services verticaux en rachetant la société ACS. Un modèle d'évolution qui séduit à son tour tous les autres acteurs du numérique. La dématérialisation des données se développe, les smartphones et autres tablettes n'en représentant encore que les prémisses.
Raphael Ducos

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Bonnes et moins bonnes nouvelles

Commençons par les moins bonnes. Après les catastrophes japonaises du début de l'année, des inondations touchent la Thaïlande depuis plusieurs semaines. Elles affectent de nombreux producteurs de composants d'ordinateurs, d'appareils photos, et autres systèmes embarqués, dont les disques durs. Les experts s'attendent à une baisse de plus de 25% de leur production au dernier trimestre 2011. Conséquences attendues : rareté des disques durs au premier trimestre 2012, et hausse des prix malgré le renforcement de la production en Chine. Rappelons que les modèles haut de gamme des copieurs, imprimantes et autres fax et multifonctions peuvent en être équipés. La sécurité informatique est toujours aussi difficile à maintenir en entreprise, sans parler des réseaux sociaux et des mobiles qui sont toujours en ligne de mire des hackers de toutes obédiences. L'Euro tremble sur ses bases, mais s'en sortira sans aucun doute, grâce surtout aux investisseurs étrangers.
A Rochester, Kodak, est à la peine question finances. Malgré des percées importantes sur les marchés de la production numérique. Heidelberg, le géant de l'offset, a de son côté du mal à trouver l'équilibre. Son orientation numérique prise il y a quelques années avec Kodak, puis cédée, et maintenant ré-initiatilisée avec Ricoh ne suffit sans doute pas encore.
HP a failli être désossé, mais s'est débarrassé à temps de son mauvais génie, et retrouve toute son énergie sous les rênes de Mme Meg Whitman. Son orientation services va toutefois se heurter de front avec celles d'IBM et de Xerox dirigées respectivement par Mme Ginni Rometty et Mme Ursula Burns. IBM célèbre d'ailleurs ses 100 ans d'existence cette année (http://www.ibm.com/ibm100/fr/fr/stories/). Xerox a enregistré une progression de ses bénéfices trimestriels de +28% grâce à ses activités services et ses solutions couleur. Canon enregistre aussi une hausse de ses bénéfices de +14% mais s'inquiète pour le prochain trimestre compte tenu des effets des inondations de Thaïlande sur certaines de ses productions. Océ est toujours en retrait.
L'heure d'hiver a pris le pouvoir le 30 octobre. On a célébré le 1er novembre la fête de tous les Saints, suivi du jour des Morts le 2 novembre (pour les chrétiens). Bonnes et moins bonnes nouvelles je vous dis.
Toile : www.canon.com, www.heidelberg.com, www.hp.com, www.kodak.com, www.oce.com, www.xerox.com
Raphaël Ducos

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La machine à tout faire

Jusqu'où la technologie de l'impression jet d'encre peut elle aller?
Les impressions en petit et grand, et même très grand format, sur toutes sortes de supports y compris textiles, sont le quotidien de nombreux prestataires à travers le monde entier. De quatre à douze couleurs, en feuille, à plat, ou en bobine. Les résultats sont spectaculaires et atteignent les plus hautes qualités et productivités.
Les dérivés de cette technologie d'impression dans lesquels l'encre est remplacée par des matières ou liquides de densité, et de caractéristiques différentes, sont encore plus "impressionnants".
Dernier avatar : l'imprimante qui produit des cellules solaires (Université d'Etat de l'Oregon aux Etats-Unis). Avantages sur les procédés classiques : baisse des coûts de production, réduction du gaspillage de matières. Selon la BBC, les chercheurs universitaires ont utilisé de la chalcopyrite (matériau composite) plus efficace que le silicone.
Dimatix lance ces jours-ci sur le marché une imprimante de matières à tout faire (voir l'article en date du 4 juillet 2011 sur www.reviewofprint.com). Pour produire entre autres du TFT ou des circuits imprimés.
Plusieurs sociétés dont le M.I.T ou Filton (filiale d'EADS) "impriment" des pièces d'avion en Titanium, des prothèses, etc. (voir article du 13 février 2011).
Une autre catégorie d'imprimante jet d'encre - la bioprinter (imprimante bio) - est en cours de développement : celle-ci est conçue pour produire des éléments du corps humain : artères, veines, muscles, etc. (article du 1er mars 2010).
Sans oublier l'imprimante 3D qui peut se reproduire elle-même en utilisant du plastique à base d'amidon (article du 13 juillet 2010).
On est loin du cuisinier de San Francisco qui avait "seulement" transformé une imprimante jet d'encre HP pour personnaliser les gateaux d'anniversaires.
Bref, la machine à tout faire existe. Il ne reste qu'à l'utiliser pour créer de nouveaux marchés, et sortir des sentiers battus de l'impression sur papier ou textile, où la concurrence est sévère. A vous de jouer!
Raphael Ducos

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Puzzle

D'un côté, le nombre de pièces du puzzle de l'activité professionnelle documentaire ne cesse de croître, de l'autre il n'y a plus d'image unique permettant à chacun d'essayer de trouver un chemin pour reconstituer l'ensemble du panorama. La méthode des essais et des erreurs, le cheminement à l'aveugle (pas d'image à reconstituer), le recours à l'aide intéressée d'un ou de plusieurs fournisseur(s) (par appel d'offres) sont le plus souvent pratiqués.

Puzzle (selon le Petit Robert): jeu de patience composé d'éléments à assembler (sens original); éléments qu'un raisonnement logique doit assembler pour reconstituer la réalité des faits (sens figuré).

Le puzzle qui nous intéresse se trouve au niveau des solutions d'impression documentaires disponibles sur le marché : il n'est pas toujours facile de choisir celles qui sont les mieux adaptées à chaque activité.

Cela commence avec les caractéristiques des matériels à déterminer : quel format d'impression retenir A3 ou A4? Ou plus? Couleur ou noir et blanc? Quels interfaces? Quelles fonctions? Copieur? Scanner?Imprimante? Fax? Archivage? Quelle vitesse en A4? Quels systèmes de finition? Finition en ligne ou indépendante? etc.

Cela continue bien sûr avec les logiciels associés sur l'équipement lui même, ou activés en réseau : gestion de l'impression (incidents, consommables), maintenance à distance, contrôle et comptabilité des impressions, système d'impression de sécurité (badge, codes etc.), impression mobile? etc.

Aborder la question du "comment intégrer les solutions d'impression dans l'environnement informatique de l'entreprise utilisatrice, en les adaptant sur mesure aux besoins du métier exercé (BTP, industrie, finance, etc.)" est tout aussi complexe. Et passionnant.

Question : est ce que les champions de ce puzzle maîtriseront mieux leur développement, et leurs marchés?

Raphael Ducos

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Y a-t-il un imprimeur numérique dans la salle?

Lors du dernier symposium du SIN, l'intervention de G.Biscos d'Interquest sur le marché de l'impression numérique en France, et les échanges avec les professionnels qui ont eu lieu ensuite, ont conduit à se demander quelle peut bien être la spécifité d'un imprimeur numérique? Est-ce l'utilisation de MFPs ou de presses numériques? de systèmes d'impression jet d'encre grand format? de prestations via internet? de stratégies commerciales originales? Difficile de répondre car la PME type, prestataire de solutions de traitement de documents (dont l'impression), apparaît multiforme, sans typologie particulière. Elle répond à la plupart des besoins d'impression et de gestion de documents du marché (entreprise, commercial, affiches, livres, livres-photo, marketing, etc.) avec des approches personnelles.
En 2011 sur le marché français on a affaire à un ensemble de PME héritières des filières de l'offset et de la reprographie, qui se sont associées ou rachetées les unes les autres, de façon à pouvoir répondre aux défis posés par les clients, qui demandent des services - dont des courts tirages couleur de qualité, persionnalisés ou non - le plus vite et le moins cher possible. D'où les développement des stratégies commerciales basées sur des services plus ou moins sur mesure pour retrouver des marges perdues sur le prix de la copie, ou de l'impression au mille. On propose donc toutes sortes de prestations (en utilisant parfois la sous-traitance) y compris la finition, ou l'évènementiel avec pose. Les stratégies de niches prolifèrent. Le savoir faire en impression de données variables se développe, les proposition de services complets de marketing (multi-canal) aussi. Mais lentement. Reste l'impression distribuée à la demande (badges, documents etc) qui est peu explorée. Deux dangers parallèles menacent tous ces prestataires : les dématérialisations des documents (factures, livres etc.) d'un côté, et de l'autre l'arrivée des géants des marchés de l'impression qui au travers de services internet et de l'automatisation des processus peuvent devenir autant de concurrents virulents. Heureusement, la créativité demeure une ressource infinie. A la portée de tous.
Raphael Ducos

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Les MPS prennent le pouvoir

Après les MFP (multifonctions : équipement associant copieur, imprimante, scanner, et fonctions numériques réseau) qui ont occupé progressivement tous les marchés de l'impression depuis les années 2000, les MPS sont à leur tour en train de prendre le pouvoir. Les MPS ne sont ni des "Méthodes et Pratiques Scientifiques", "Mail Preference Services", "Maintenance Partner Solutions", ou "Medical Protection Society" mais bien des "Management Print Services". Ces derniers reposent sur les solutions logicielles d'automatisation des principales fonctions de gestion développées autour de l'impression. Cela va de la gestion des matériels en réseau (disponibilité, pannes, mises à jour logicielles), la comptabilisation des utilisations, la maintenance à distance (e-maintenance), les contrôles de sécurité, etc. jusqu'à l'intégration des MFPs dans les applications métier et les processus d'entreprise. De nouvelles fonctionnalités peuvent être développées par chaque utilisateur grâce à la mise à disposition par les constructeurs de boîtes à outils logicielles. Tous les fournisseurs proposent ce genre de solutions à commencer par Xerox, qui a démarré le premier, suivi par Canon, Konica Minolta, Kyocera Mita, Lexmark, Ricoh etc.

Dans le même univers, on surveillera aussi de près les logiciels DOM (document output management), BPM (business process management), ECM (entreprise content management), et bien sûr MDS (management documents services).
Raphael Ducos

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Derrière l'impression numérique, l'affichage numérique...

L'impression numérique couleur devient rentable par rapport à l'offset de un jusqu'à 5 000 impressions. Cela passe par l'impression feuille et l'impression bobine. L'impression à base de toner est complétée par celle reposant sur le jet d'encre. Drupa 2012 sera l'occasion pour plusieurs fournisseurs de présenter des solutions abouties de ces points de vue. En grand format, l'impression numérique couleur à base de jet d'encre a déjà balayé et occupé tous les marchés (intérieur, extérieur, CAO, signalétique, pub, très grand format). Les évolutions de la demande expliquent cela : durée de vie des produits plus courte, fragmentation des intérêts des consommateurs, budgets plus serrés, développement des communications multimedia globales et ciblées, concurrence accrue. Les documents transactionnels, le marketing direct, les livres, les manuels, les documents publicitaires, et même les journaux sont concernés. On comprend pourquoi les ténors de l'offset comme KBA, Manroland et Heidelberg s'associent avec des fournisseurs de systèmes d'impression numérique (RR Donnelley, Océ, Ricoh)
Parallèlement, l'affichage des écrans est en passe de devenir de plus en plus performant, pour offrir une nouvelle qualité photographique. On pourra bientôt disposer d'écrans de smartphones, de tablettes, d'ordinateurs, ou de TVs, qui afficheront de superbes images. Raisons : l'utilisation à venir de nouveaux crystaux semi-conducteurs de quelques nanomètres (50 atomes de large) qui émettent de la lumière, quand ils sont activés. Leur couleur dépends de leur taille : les plus petits émettent du bleu, les grands du rouge. Entre les deux, toutes les teintes possibles sont disponibles. Ils sont bien plus performants que les Led et Oled du marché, et diffusent une lumière plus précise, sans aucune dérive.
Nanosys, une société californienne, développe un film composé de ces structures pour redresser et améliorer les couleurs diffusées par les led des écrans actuels. Des fabricants comme Samsung sont déjà en train de tester leur usage pour remplacer ou succéder aux Oled, trop coûteux et fragiles pour les grands écrans. En anglais on appelle ces nouveaux composants des "Quantum dots" (points quantiques?). La course du numérique ne fait que commencer.
CF The Economist June 18 th 2011. http://www.economist.com/node/18833511story_id=18833511&CFID=172571400&CFTOKEN=98270330.
Raphaël Ducos

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Le numérique à la conquête de l'étiquette

Si la majorité des travaux d'impression d'étiquettes sont encore effectués avec des équipements traditionnels (rotatives à laize étroite à multiples technologies), les constructeurs de presses numériques des industries graphiques proposent de plus en plus de solutions adaptées à la production d'étiquettes en court et moyens tirages. Ils prennent des parts de marché avec différentes stratégies. On a pu le vérifier au récent salon Label Expo (Bruxelles).

Atlantic Zeiser, Domino, Kodak, HP proposent des unités d'impression de données variables adaptables sur des équipements existant on-line ou off-line. Heidelberg prend ses marques avec l'unité Linoprint et occupe un créneau spécifique (pharmaceutique) au travers de sa nouvelle filiale CSAT. EFI vient de lancer la Jetrion 4900 un système complet de production d'étiquettes (impression+finition). Durst renforce son offre "Tau 150-8C" (nouvelles couleurs), tandis qu'Epson confirme ses ambitions avec la "Surepress L-4033A" désormais pilotée par Esko Artwork. Ce dernier est d'ailleurs omniprésent aux commandes de quasiment toutes les soltions d'impression numérique pour étiquettes. Il propose aussi un système de simulation 3D pour tous les projets.

HP améliore encore ses offres de solutions d'impression avec le lancement de la WS 6600 (plus rapide, avec un poste de pré-traitement du support, etc.) et la WS 4600 (nouvelle encre invisible, etc.), et les nouveautés du flux HP Smartstream qui désormais fait la liaison entre les MIS et la production finale en s'appuyant sur Esko Artwork. Xeikon de son côté met en avant ses technologies d'impression de sécurité (toner special, microtexte, cryptoglyph, filigrane etc.), ses couleurs d'accompagnement en rouge et orange, et sa future solution logicielle Varilane qui permet d'optimiser l'impression de plusieurs modèles différents d'étiquettes sur une seule bande de support. Un des grands gagnants de ce mouvement de conquête de l'étiquette par le numérique est Xaar, le producteur de têtes d'impression, qui équipent les solutions de Durst et EFI/Jetrion entre autres.
Raphael Ducos

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Le Symposium de l'Impression Numérique

Le Symposium de l'Impression Numérique, organisé par le S.I.N. (syndicat de l'impression numérique et des services graphiques) à Paris (Hôtel IBIS Berthier 75017), le 23 juin prochain, aura pour thème central : "impression numérique : création de valeurs par la diversification des activités".  A cette occasion Interquest présentera sa nouvelle étude sur "les marchés de l'impression numérique et les services graphiques (2011-2016)". Une étude réalisée à la demande du S.I.N., qui sera publiée à la rentrée 2011.

La matinée sera consacrée à la présentation de l'étude d'Interquest et à une table ronde centrée sur le futur des marchés de l'impression numérique et des services graphiques. Celle-ci devrait mettre à jour les forces, les faiblesses, les menaces et les opportunités de ces marchés.

L'après-midi portera sur "la création de valeurs par la diversification des activités". On y examinera en détail les marchés parallèles et les marchés de niche.

Toutes les tables rondes seront animées par Patrick Cahuet (1prime concept) et Rodolphe Paillez (France Graphique).

Cette manifestation est soutenue par 1Prime-Concept, Antalis, Colour Link, HP, Intsitut Regard Persan, Konica Minolta, Ricoh, Riso, Xerox.

Toile : www.sin.fr

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La nouvelle vie de l'étiquette

L'étiquette, comme l'emballage, n'a pas de concurrents numériques, et ne peut pas non plus devenir virtuelle! Par contre tous les deux peuvent bénéficier à plein des avantages de l'impression numérique. Bizarement, on trouve des fournisseurs communs aux deux secteurs, qui étaient déjà bien complémentaires.
L'étiquette n'est plus condamnée à être uniquement imprimée en grande, voire très grande quantité, associant différentes technologies (flexographie, sérigraphie, typographie, offset, plus finitions originales). Sans variation. Depuis une dizaine d'années on peut la produire aussi en courts ou moyens tirages, personnalisée ou non, et équipée d'additifs la reliant au monde expérieur comme le RFID, les codes QR, ou assurant un maximum de sécurité (encres UV polymérisées).
Bref l'étiquette est entrée dans une nouvelle vie avec l'impression numérique. Voici quelques aperçus de ce qu'on doit pouvoir voir à LabelExpo à Bruxelles.
Dans le domaine des très courts tirages, genre production de quelques étiquettes sur un bureau, Primera a pris un bon départ avec un système d'impression couleur (laser) avec finition modulaire CX 1200e et un second système couleur produisant des étiquettes RFID RX900e.
Atlantic Zeiser démontre son savoir-faire en impression d'étiquettes en gammes de gris ou en couleur avec supports spécifiques et contrôle de qualité (plate-forme Digiline Web 300) avec encres UV polymérisées par Led. Son concurrent britannique - Domino - s'appuie sur sa barre d'impression couleur K600i pour mettre en avant sa presse numérique N600i (jusqu'à 75 m/mn) avec des options tout aussi intéressantes. CSAT, racheté par Heildeberg présente sa rotative quadri jet d'encre ITS 600 (600 dpi, 48 m/mn, 210 mm de laize) et expose son savoir faire pour des impression très spécifiques du domaine pharmaceutique. EskoArtwork met en avant la suite numérique Flexo pour étiquettes en association avec les tables de découpe Kongsberg.
Kodak expose notamment sa solution de workflow Kodak Prinergy powerpack, son portail Kodak Insite Prepress Portal System, ainsi que les solutions Kodak Design2Launch pour contrôler toute la chaîne de production de l'étiquette. Sans oublier ses têtes d'impression jet d'encre pouvant s'adapter à toute rotative existante. HP n'est pas en reste non plus avec une présence importante avec des rotatives Indigo ainsi que des têtes d'impression jet d'encre concurrentes de celles de Kodak, et une solution de workflow logicielle. Il y a aussi Epson avec sa presse rotative dédiée à la production d'étiquettes, EFI avec sa gamme de rotatives Jetrion, et Xeikon avec ses solutions d'impression bobine/bobine recto verso en un seul padssage.
Mimaki, plus connu pour ses systèmes d'impression et de découpe grand format, présente justement une variation adaptée à la production de courts tirages d'étiquettes (CJV30 jusqu'à 160 cm de laize). Le clou du salon est sans doute la première présentation d'un système d'impression grand format couleur à base de la technologie memjet chez OWN-X. On en reparlera. C'est certain.

LabelExpo du 28 septembre au 1er octobre au parc des expositions de Bruxelles (Belgique).
Toile : www.labexpo.com

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Graphitec : solutions, impression numérique et finition

Ricoh_75_ppm_couleur_tnLe salon des industries graphiques a complètement basculé vers le numérique. A l'ordre du jour : les solutions logicielles associées aux équipements d'impression, et les systèmes de finition à la demande de plus en plus automatisés et contrôlés.

Ricoh a fait sensation avec la présentation, en première mondiale, de trois systèmes d'impression couleur à base de toner polymérisé en 65 et 75 ppm (Ricoh Pro C 651EX et C751 EX avec scanner, et Ricoh Pro C751 en version imprimante). Des systèmes quatre couleurs qui pourraient bien évoluer vers une configuration quatre couleurs plus une (vernis etc.). La place est prévue à l'intérieur des presses.  Ils peuvent être pilotés par le nouveau serveur d'impression EFI Fiery E41A et bénéficient de l'offre logicielle réunie dans "Total Flow" dont MicroPress d'EFI. Des systèmes qui peuvent être équipés de très nombreuses options de finition.

Ricoh et Heidelberg : l'accord est entré en vigueur officiellement le 8 juin en France. Heidelberg propose ainsi dans son offre une Ricoh Pro C 901 (90 ppm couleur) en complément de son offre offset (anicolor). Les équipes travaillent en fait ensemble depuis l'annonce mondiale à DigiMedia. Dans un premier temps ce sont les équipes de Ricoh qui assureront l'installation et le service après vente des équipements. Les contrats de service vont tenir compte de la réalité du marché (couverture d'encre des impressions, etc.). Le pragmatisme est semble-t-il la stratégie centrale des deux partenaires comme l'ont souligné MM. Huré (Ricoh) et Hoynant (Heidelberg) lors d'une présentation à la presse professionnelle.

Canon exposait aux côté d'Océ sur un stand commun. L'accent était mis sur les solutions proposées aux professionnel, sur l'impression feuille et sur l'impression grand format. Une bonne occasion de démontrer la complémentarité de l'offre commune. Parmi les grandes solutions présentées on trouvait le transactionnel, l'impression à la demande (livres personnalisés), le multicanal (Direct Smile), et le web-to-print pour les prestataires (Prineo Cameleon). L'imagePress C6010 VP du stand était ainsi pilotée par le contrôleur Prisma Sync d'Océ (une version IPDS est annoncée).

Kodak présentait la nouvelle version de la Nexpress SX (131 ppm, longueur de feuille : 660 mm, nouveau toner noir plus dense, et noir clair, finition mate). Une presse numérique pilotée par le biais du flux Prinergy de Kodak. Le constructeur a lancé un nouveau papier "Endura" pour impression recto verso (toner poudre ou liquide) avec effet identique à du papier photographique.

Konica Minolta mettait l'accent sur sa dernière génération de presses numériques couleur dont le dernier modèle 70 HC qui reprend les caractéristiques de la 7000 avec une orientation colorimétrique différente. Ce modèle succède au 65 HC et vise la reproduction de couleurs RVB grâce à une calibration spécifique et un toner particulier. Les solutions logicielles PrintGroove permettent son utilisation.

MGI a montré en avant première mondiale la presse Meteor DP8700 XL (330 x 1020 mm).  Sur le stand on trouvait aussi la MGI JETvarnish 52 x 105 cm et le MGI Digital Finisher 360 (cinq finitions dans un seul équipement).

C.P.Bourg, spécialiste de la finition du document imprimé, présentait plusieurs évolutions pour ses principaux équipements. La tendance de fond étant de faciliter le travail, d'assurer un contrôle d'intégrité entre couverture et corps de l'ouvrage, et bien sût d'aller plus vite et de permettre une très grande automatisation des processus. La bonne gestion des codes à barre (Code 39 en 1D actuellement, mais prochainement en 2D) générés par les systèmes d'impression différents du marché est au coeur de ces évolutions. On pouvait voir ainsi sur le stand une nouvelle assembleuse (jusqu'à 354 x 600 mm) associée à un booklet maker qui peuvent être installés dans une configuration d'impression on-line ou near-line, avec en option un module BCMX pour couper à la vitesse de l'impression les marges blanches d'une impression couleur et assurer le rainage pour une couverture; une BB 3002 avec gestion des codes à barre, un nouveau massicot une lame qui assure la coupe des trois côtés d'un ouvrage (plus compact, moins couteux). Enfin, un système de production de couvertures rigides de Schmedt est aussi distribué en France par le constructeur belge. Une démonstration de production de calendriers rigides personnalisés était effectuée sur place.
Raphael Ducos
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L'innovation technologique

Le marketing c'est bien, la technologie c'est mieux! Loin des effets cosmétiques, des déclinaisons de gammes de multifonctions par la seule variation des vitesses des processeurs, des adaptations de presses numériques à des créneaux de marchés bien spécifiques, bref des stratégies marketing, l'innovation technologique a encore de belles cartes à jouer.
Trois exemples récents en témoignent : Xanté annonce la première imprimante grand format jet d'encre à base de la technologie innovante Memjet : Excelagraphix 4200; Océ a introduit une presse numérique monochrome à base de toner avec une technologie originale d'électrophotographie : l'Océ VarioPrint DirectPress ; enfin Xerox a lancé une presse numérique quadri à base d'une technologie exclusive de jet d'encre sans eau la Xerox CiPress 500.
L'innovation technologique aboutit aussi à des développements concurrents de ceux de l'impression comme les crayons numériques qui transforment l'écriture en fichiers exploitables sur un ordinateur donc imprimables (Anoto), les liseuses électroniques à base d'electro-ink qui permettent de télécharger et lire des fichiers de livres (Kindle, etc.), les tablettes électroniques (iPad etc.) qui affichent entre autres des magazines couleur en entier avec une très bonne qualité avec en plus l'apport de la vidéo, sans parler des ordinateurs qui permettent de tout faire - tout ce qu'on pouvait réaliser précédemment avec une feuille de papier, un crayon et un boulier - et encore plus. Pas d'inquiétudes, l'histoire montre que les technologies s'empilent les unes sur les autres, rares sont celles qui disparaissent. Donc il faut vivre simultanément avec les journaux et livres papier, la radio, la télévision, les ordinateurs, internet (et ses développements), les tablettes et liseuses, les smartphones, etc. Interdiction de perdre du temps, en attendant les nouvelles innovations technologiques qui vont à leur tour prendre leur place!
Raphael Ducos

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Graphitec du 7 au 10 juin à Paris

graphitecannelieu_tnGraphitec, le salon de la chaîne graphique, qui se tient à Paris Porte de Versailles du 7 au 10 juin prochains devrait, selon les organisateurs, rassembler près de 150 exposants (entreprises/marques) et accueillir 8 000 professionnels.
Les organisateurs du salon ont prévu de nombreux évènements pendant le salon dont la création d'un comité d'experts, d'un Campus des imprimeurs, de conférences, d'un espace papiers, sans oublier la mise en avant des nouveautés des exposants.
Huit nouveautés ont reçu la mention "Coup de Coeur" décernée par le comité des experts parmi cinquante deux produits sélectionnés:
  • GL Optic mini-spectrometer. Just Normlicht France. Spectrophotomètre compact mesure les couleurs dans tous environnements.
  • :Apogee IPhone App. Agfa Graphics. Permet de suivre en temps réel et à distance la production.
  • EM Wondertack. Fujifilm Graphic France. Support repositionnable pour offset et impression numérique.
  • Système Komori H-UV. Komori France. Nouveau système d'impression offset et séchage UV.
  • HP Color Inkjet Web Press T 400. HP France. Presse numérique jet d'encre qui offre des capacités de production, des vitesses et des formats comparables à l'offset
  • Imprimante couleur RFID RX 900e. Primera Europe Technology. Imprimante couleur qui permet d'accéder simplement à la technologie RFID.
  • Uchida U-Coater "effet vernis brillant". Machine compacte parfaitement adaptée à l'impression numérique est destinée à embellir et à protéger les produits imprimés avec un vernis brillant.
  • Astrojet M1. MAI. Cette imprimante compacte  intègre la technologie très innovante de têtes jet d'encre Memjet. Elle est destinée à l'impression quadri, à grande vitesse, d'enveloppes personnalisées.
Parmi les autres lancements attendus :
  • La presse Meteor DP8700XL de MGI sera présentée en première mondiale
  • Ricoh dévoilera une solution d'impression de production couleur en exclusivité mondiale
  • Kodak exposera pour la première fois en France la nouvelle plate-forme numérique de production Nexpress SX avec l'option "long sheet" (660 mm de long).
Seront aussi présents à Graphitec : Canon et Océ qui partageront un même stand (impression numérique petit et grand format, solutions logicielles), CP Bourg, EskoArtwork, GMG, Kern, Pitney, Printflux et Riso (etc.). Mais ni EFI, ni Xerox (au 31 mai 2011).
Tous les détails sur le site : www.graphitec.com
Raphael Ducos

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Bataille au sommet!

Le haut de gamme de l'impression, ou l'impression de production en mode bobine/bobine, occupe tout le terrain de l'actualité de l'édition-impression de documents de la rentrée 2011. Tous les grands acteurs du secteur proposent maintenant une ou plusieurs solutions d'impression à base de jet d'encre. Elles cherchent à répondre aux besoins différents d'applications variées, aux ré-investissements, au passage de l'offset au numérique, et aux nouveaux professionnels qui s'équipent pour la première fois, surtout dans les pays en plein essor (Europe de l'Est, Inde, Chine, etc.). Toutes ces solutions d'impression peuvent démarrer en une couleur pour finir en quadri grâce à des mises à jour sur site, et sont capables d'imprimer en MICR et avec des encres sécurisées. L'essentiel des marchés visés tournent autour du transactionnel, de courts tirages de la presse quotidienne, de documents promotionnels, mais certains concurrents s'intéressent aussi aux documents publicitaires de qualité offset (Xeikon, Océ, Kodak Prosper, HP Indigo)

Certains acteurs proposent des solutions intermédiaires pour associer une tête d'impression jet d'encre pour données variables en noir ou en couleur à une rotative déjà installée (offset ou autre) ou pour associer plusieurs têtes d'impression sur un chassis de presse bobine-bobine pour créer un système d'impression sur mesure (HP, Impika, et Kodak notamment). Les vitesses vont de 150 à 600 m/mn en quadri!

On n'oubliera pas dans ce bref panorama le rôle discrimant joué par les solutions logicielles de chaque acteur permettant d'automatiser les processus de production de la création à la livraison d'un document en passant par l'impression analogique ou nulmérique, comme Freeflow (Xerox), HP SmartStream (HP), InfoPrintProcessDirector (InfoPrint Solutions), Prisma (Océ) ou Unified Workflow Solutions (Kodak) etc.

Par ordre alphabétique on trouve dans la course : Agfa Graphics, HP et Indigo plus Pitney Bowes, Impika, Infoprint Solutions, Kodak, Océ, Screen, Xeikon, et Xerox. Seuls Océ et Xeikon disposent d'offres de rotative numérique à base de toner. HP dispose de la technologie originale Indigo, et Xerox d'une technologie d'impression jet d'encre sans eau (type jet d'encre solide de Tektronix).

En mai 2012, la drupa permettra sans doute à de nouveaux acteurs d'entrer dans la danse.

Raphael Ducos

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Le grand format a rendez-vous à Hambourg.

Fespa Amsterdam 2009La grande messe du grand format numérique a ouvert ses portes à Hambourg en Allemagne (Fespa Digital 2011 du 24 au 27 mai). Tous les grands acteurs y sont présents, constructeurs, fournisseurs de solutions logicielles et de supports d'impression.
Vedettes omniprésentes : l'impression jet d'encre, la polymérisation UV par led et les systèmes hybrides (à plat/bobine).
Tendances : toujours plus vite, plus grand, plus automatisé, plus intégré dans des flux de travail pouvant parfois gérer aussi les autres systèmes d'impression. Voici un bref aperçu de qu'on peut y trouver.

Agfa présentera ses dernières :Anapurna M1600,  Jeti 5048 UV XL et Jeti Titan FTR, plus la M-Press Leopard d'entrée de gamme (jusqu'à 1,6 x 2,6 m), ainsi que les derniers développements de son flux Apogee 7.
Canon dispose maintenant d'une gamme complète de systèmes d'impression imagePROGRAF dont les deux derniers modèles destinés à la production et à l'épreuvage sont les 6300S (24 pouces) et 8300S (44 pouces) pilotables par les solutions GMG, plus des multifonctions et des scanners.
Durst compte exposer sa gamme élargie de systèmes de production dont le nouveau modèle d'entrée de gamme Omega1 (quatre couleurs, UV, 160 cm de large, 35 m2/h). Une occasion aussi de soutenir l'encre Rho Roll et les imprimantes Rho 320R et 500 R.
EFI sera présent à travers ses systèmes d'impression Vutek (GS 3250LX UV, etc.), Rastek (T 1000, etc.) son flux unique de gestion de solutions d'impression et de serveurs d'impression Fiery, et ses différentes solutions de gestion pour l'imprimerie et l'emballage.
Epson exposera sa gamme d'imprimantes grand format dont les Stylus Pro 11880 (64 pouces), GS 6000 (64 pouces), 7900 (24 pouces, il existe une version WT pour épreuve) et 9900 (44 pouces).
EskoArtwork présentera sa solution de finition automatisée "Kongsberg i-XR Auto", sa suite logicielle" i-cut" pour gérer les fichiers, l' "Automation engine 10.1" pour automatiser les processus d'impression, le "Web Center" 10 pour la collaboration en ligne en impression et emballage, sans oublier Studio 10 pour la conception 3D des emballages.
Fujifilm présentera les dernières Imprimantes UV Acuity HD 2565 (deux versions jusqu'à 3,05 x 2,5 m)
Grapo exposera ses nouveaux modèles UV Gemini et Shark qui utilisent des têtes Xaar 1001.
GMG annonce une solution de production intégrée pour le grand format : PrintFactory GMG Edition (traitement des fichiers et préparation des travaux plus gestion des couleurs)
HP présentera ses récentes imprimantes HP Scitex LX 850 et LX 820 (3,2 m de laize) qui utilisent les encres Latex HP SCitex LX 610 ou Latex HP 3M LX600. Le flux de production HP SmartStream Designer Version 5.1 permet de créer et gérer des impressions en liaison avec la Colorserver Suite de GMG. Sans oublier les récentes Designjet T2300 eMFP (36 pouces avec solution web ePrint & Share), T 7100 (monochrome) et Z 6200 (signalétique).
Inca (distribuée par Fujifilm) présentera toute sa gamme OnSet de la S20 (310 m2/h) jusqu'au haut de gamme à 750 m2/h en passant par la dernière arrivée OnSet S40 (470 m2/h).
KIP présentera entre autres son imprimante led grand format couleur KIP Color 80 associée à un cutter en ligne KIPCut.
Mimaki exposera ses dernières innovations grand format dont les imprimantes JV34-260 et JFX-1631Plus (Led UV), l’imprimante LED UV compacte UJF-3042, l'encre argentée à éco-solvant et les encres UV LH-100, et les modèles à sublimation directe et par transfert TX-400-1800D et la JV5-320DS.
Mutoh exposera toute sa gamme d'équipements pour la signalétique, la sublimation thermique et texile. Notamment l'imprimante Viper TX Professional (direct sur tissu jusqu'à 90 pouces de large), l'encre Zephyr UV 3D pour l'impression en volume (200% de variation possible), le traceur-marqueur Kona Apparel (coupe jusqu'à 1615 mm) et l'imprimante ValueJet Hybrid 1608 HS (65 pouces, spectro).
Neolt devrait présenter les modèles hybrides UV Aster-JET (jusqu'à 220 cm) à base de têtes d'impression Xaar Proton et la X-Jet (jusqu'à 320 cm) à base de têtes Xaar 1001.
Océ présentera son offre grand format dont le récent ColorWave 600 Poster Printer (technologie Océ CrystalPoint) et ses gammes Arizona, qui sont d'origine à plat et qui en option peuvent recevoir un module bobine, dont les 360 GT (1,25 x 2,5 m) et 360 XT (2,5 x 3,05 m).
Roland exposera entre autres sa nouvelle imprimante à plat hybride Versa UV LEJ-640 de 162,5 cm.
Xaar présentera ses récentes têtes d'impression (1001 et Proton notamment) et sa vision du futur de l'impression jet d'encre  
Xerox annonce de nouveaux équipements en numérisation Xerox 7740 et en impression avec un multifonctions Xerox 7142 et surtout un flux numérique géré par la solution logicielle FreeFlox Access.
Toile: www.fespadigital.com
Raphael Ducos

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Impermanence!

Toutes nos certitudes ou habitudes sont mises à mal par le bouleversement en cours dans le monde de l'impression. Le géant de l'IT qu'est HP a annoncé à la mi-août son intention de se concentrer sur l'univers des logiciels et des services. Pour marquer les esprits il a en même temps indiqué avoir racheté la société logicielle Autonomy pour plus de 10 milliards de dollars, pour concurrencer SAP. D'où sa réflexion annoncée publiquement de se désengager de sa branche PC dans les 12 à 18 mois à venir. Pas assez rentable aux yeux de ses responsables. Une semaine plus tard le futur de la division IPG (impression), la plus rentable, est à son tour examiné (6,08 milliards de dollars de C.A. au 3 ème trimestre 2011, marge opérationnelle de 14,7%). Quelle voie pourrait bien être retenue? Rapprochement avec d'autres fournisseurs du marché? Création d'une société autonome? Fillialisation? Séparation des activités impression entreprise de celles d'impression production? Canon fournisseur Oem des équipements d'impression d'entreprise de HP, depuis de très nombreuses années, doit se poser quelques questions à ce sujet.
L'exemple d'IBM, qui s'est séparé de sa branche impression d'entreprise qui est devenue Lexmark, puis de son activité impression de production Infoprint reprise par Ricoh, pour se concentrer sur les services et les logiciels avec le succès que l'on sait, doit fasciner les dirigeants de HP. Pourtant, l'exemple de Xerox devrait faire réfléchir, puisque le géant de Rochester s'est lancé depuis longtemps dans l'activité de services et de solutions logicielles sans abandonner la branche équipements pour entreprise et production. Une stratégie positive confortée encore plus par l'acquisition d'ACS il y a quelques mois.
Reste maintenant à savoir jusqu'à quand les actionnaires et le conseil d'administration de HP vont soutenir la stratégie de démantèlement annoncée, de façon étonnante, à l'avance par Léo Apotheker.
Raphael Ducos

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L'ombre des nuages

Cloud !"J'aime les nuages, les nuages qui passent, là-bas, là-bas, les merveilleux nuages!"(Baudelaire. Petits poèmes en prose 1869). Les nuages, ou "Cloud" en anglais, occupent de plus en plus de place dans les annonces de solutions IT. Les fournisseurs de solutions d'édition et d'impression s'y mettent à leur tour (HP, Ricoh, Xerox etc.). Les nuages apparaissent comme une nouvelle étape dans la rationalisation des flux de données. Une nouvelle étape pour économiser sur des processus, pourtant de plus en plus automatisés (stockage, temps de calcul d'ordinateur, flux etc). Deux entreprises sur trois se déclarent d'ailleurs prêtes à stocker leurs données dans les nuages, c'est à dire dans des serveurs extérieurs, au lieu que ce soit sur des bandes magnétiques ou des disques durs dans les entreprises elles-même. 100 millions d'utilisateurs des plates-formes de Sony viennent d'apprendre à leurs dépens que tous les détails de leurs profils (mot de passe, numéro de carte bancaire, etc.) ont été piratés par des mains inconnues. Bref, les nuages sont déjà utilisés par des malveillants pour accéder à des données hors de leurs portées jusqu'ici. Car les nuages sont aussi constitués par des temps de calcul d'ordinateurs que n'importe qui peut louer (voir l'offre d'Amazon). Bref, la puissance de calcul est à la portée de tout un chacun pour capturer les mots de passe, les adresse email, les codes, etc. Recommandation de base : appliquer les guides standard de sécurité indiqués par les organismes spécialisés, et surtout ne pas utiliser le même mot de passe pour les différents accès aux nuages. (lire "Are there criminal hiding in the cloud?" Alex Hudson. BBC Click sur www.bbc.co.uk)
Raphael Ducos

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Changements d'été

L'été n'est plus ce qu'il était. Les sociétés de l'univers de l'IT n'ont cessé cette année d'inter-agir les unes avec les autres, et même d'inventer de nouvelles approches technologiques. Google rachète Motorola (mobiles et smartphones), puis GroupMe (services de messagerie mobile), Apple domine le marché des smartphones talonné de près par Samsung, et devient la société avec la plus grande valeur capitalistique du monde devant Exxon, EFI rachète Entrac et Prism et lance le Fiery système 10, Heidelberg acquiert CSAT (impression numérique), et Quark passe aux mains de fonds d'investissements. IBM teste des microprocesseurs qui fonctionnent comme le cerveau humain, et annonce une nouvelle génération de PC utilisant du graphene  (30 fois plus rapide que le silicium).

HP annonce de son côté qu'il va laisser tomber l'activité smartphones et tablettes, et se séparer de son activité PC d'ici un an environ, mais lance un nouveau PC Elite, et  rachète la société logicielle britannique Autonomy  pour 10,25 milliards de dollars. But du PDG d'HP, Leo Apotheker  : renforcer l'orientation solutions logicielles et services de HP. La division PC a réalisé au 3ème trimestre 2011 (à fin juillet) 9,5 milliards de dollars sur un C.A. total de 31,1 milliards de dollars. Sa marge opérationnelle était de 5,9% contre 14,7% pour la division impression qui a réalisé dans le même temps un C.A. de 6,08 milliards de dollars.

La décision de HP de quitter le monde du PC, des tablettes et des smartphones va faire des heureux : ses concurrents constructeurs de PC, de tablettes, et de smartphones, et indirectement ceux de l'univers de l'impression bureautique qui pourront lutter à armes plus égales sur les marchés des entreprises. Les investisseurs ont par contre perdu 21% de la valeur de l'action HP le vendredi 19 août, qui s'est établie à 23,20 dollars, soit une disparition de 12 milliards pour HP. Reste à savoir enfin le sort qui attend les unités de production de PC, dont une se trouve en France.

Raphael Ducos

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Jusqu'où ira le numérique?

Un américain sur deux utilise comme principale source d'informations la télévision locale. On en dénombre presqu'autant qui consultent internet que ce soit en fixe ou en mobile pour s'informer indique l'étude "The Stae of the news media". Du côté supports papier, c'est moins brillant puisque la diffusion des quotidiens et des magazines continue de reculer en 2010. Le bilan publicitaire est encore plus éloquent : la part totale d'internet dépasse désormais celle des quotidiens avec près de 26 milliards de dollars contre 23 milliards de dollars pour les journaux.

IAB (Interactive Advertising Bureau) souligne de son côté que ces investissements publicitaires réalisés sur internet en 2010 ont progressé de +15% avec une pointe à +19% au dernier trimestre 2010, pour atteindre le total de 26 milliards de dollars. Son dernier rapport analyse la part des investissements publicitaires selon les catégories : "recherche" (46%) qui enregistre une progression de +12% en un an, "bannières" (24%), "petites annonces" (10%), "rich media" (6%) etc. L'accroissement le plus important a été enregistré par le segment "sponsorisation" qui est passé en un an de 2 à 3% (+88%, et +142% au dernier trimestre 2010).

Qu'en est-il de l'Europe, et de la France où près de 60% des citoyens sont connectés à internet? Et plus de 20% ont un smartphone, lui aussi connecté? Qui s'abonne encore à la seule version papier d'un journal ou d'un magazine? La mobilité des utilisateurs professionnels favorise en effet l'utilisation des versions internet des supports traditionnels, sur PC-MAC voire sur tablette numérique (voir The Economist, The Wall Street Journal). Avantages dans ce dernier cas : les textes et images peuvent s'enrichir de vidéos d'actualité ou de démonstration. Mais jusqu'où ira le numérique?

Sources: "The state of the news media" sur www.journalism.org  et http://www.iab.net/AdRevenueReport

 

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Passerelles

Les périodes de transition ont du bon. Elles favorisent la naissance de passerelles hybrides dans tous les sens. Hybrides c'est à dire qui associent l'analogique et le numérique. Celle que nous traversons est de ce point de vue particulièrement riche.
Le papier (analogique) devait disparaître? Il est devenu intelligent (grâce au numérique). Il a été équipé/imprimé de codes divers (visibles ou  non) pour vérifier la conformité les différentes étapes d'un processus d'impression/finition de production (qualité, colorimétrie, etc.), pour assurer qu'un document correspond parfaitement à l'adresse à laquelle il est associé (très important dans le domaine financier), pour optimiser l'envoi de courrier (économies sur les frais d'envoi). On peut en dresser un profil pour régler de façon optimale une presse numérique (par l'emploi d'un spectro). Sans oublier les codes à barre, les codes de sécurité, les glyphes de Xerox, les QR Codes, les étiquettes RFID (qui parlent avec les membres de leur famille dès qu'elles passent à proximité), etc.
Chaque fois, le papier codé est lu par un système optique/numérique qui vérifie la validité du code (emplacement, présence/absence), accède aux informations contenues dans ce code et les enregistre dans une base de données ou les affiche sur un lecteur spécifique (détection de faux billets, etc.). Il peut aussi déclencher une suite d'actions qui aboutissent par exemple à l'accès à un site internet particulier comme dans le cas des QR codes lus par un smartphone relié à internet. Ces QR codes (QR : quick response) se retrouvent de plus en plus en bas des publicités dans les journaux ou sur des affiches en grand format.
L'édition numérique devait tout balayer? Elle est en train de relancer la typographie grâce aux tablettes graphiques. Celles-ci tissent aussi des passerelles entre documents fixes, animés, sonores, etc. Et ce n'est pas fini.
Bonnes vacances. Rendez-vous lundi 22 août
Raphael Ducos

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Demain, le grand format numérique?

C'est toujours pareil. Au moment où une technologie atteint sa vitesse de croisière - l'impression grand format jet d'encre - une autre commence déjà à se développer pour lui prendre des parts de marché. C'est le cas des affiches-écrans numériques que l'on rencontre dans les gares, les métros, les aéroports. Des écrans qui prennent la place des affiches papier, et qui offrent en plus le mouvement, le son, le changement de sujets et une certaine interactivité avec les passants (changement du message selon l'analyse des expressions des visages par exemple).
Une étude menée par la société d'analyse des investissements publicitaires MagnaGlobal, que l'hebdomadaire The Economist détaille dans un récent numéro, montre que les dépenses vers les médias de communication de type grand format (affiches au bord des routes, dans les escalators des métros, les aéroports, etc) doivent doubler d'ici cinq ans pour atteindre un peu plus de 5 milliards de dollars. Les dépenses pub hors media (où l'on retrouve le grand format) progressent un peu moins vite que celles sur internet, mais quatre fois plus vite que celles effectuées en direction des médias traditionnels papier. Dans ce volume, la part des affiches numériques (écrans) devrait être de plus en plus importante, du moins dans les zones contrôlables. Les avis divergent sur le taux du basculement d'une technologie à l'autre dans les dix ans à venir. Certains pensent que 90% des affiches seront numériques d'ici dix ans… Quoi qu'il en soit d'autres acteurs parient encore sur une certaine interactivité entre l'affiche papier et l'univers numérique. La société J.C Decaux propose gratuitement une application pour iPhone, qui permet grâce à la prise d'une photo d'une affiche, de recevoir des informations sur le produit mis en avant et de recevoir des bons de réduction. Pour des raisons de taille, de coût, et d'efficacité, les affiches grand format sur papier ont encore de bonnes raisons d'exister. Le prochain salon Fespa Digital (Hambourg) permettra peut être d'y voir un peu plus clair.
Raphael Ducos
Affichage dans les rues de Hong Kong à la fin avril 2011.
   AXX 20 ans     Bally Tram    Bally Tram
 Dolce Gabbana    &Nom_Photo6&    Burberry
 Gucci    H&M     Dolce Gabbana

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