Edito

L'association des services internet communautaires (ASIC), qui regroupe une vingtaine de sociétés dont eBay, Facebook, Google, Microsoft, Skype, Yahoo, etc.), annonce le 5 avril le dépôt devant le Conseil d'Etat Français d'un recours contre le décret publié le 1er mars sur la conservation des données (CF. ROP. Edito du 7 mars 2011 "Bases de données à l'oeil").
Ce décret pris dans le cadre de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de juin 2004 pose quelques problèmes de fond selon l'ASIC.
Ce décret oblige en effet les hébergeurs (la définition de leur activité est toujours en débat en France) à conserver toutes les informations relatives à chaque connexion pendant un an. Cela concerne notamment l'identifiant de la connexion, le nom, le prénom, l'adresse postale, l'adresse e-mail, le numéro de téléphone, le mot de passe utilisé. Toutes ces données pourront être transmises à des services publics (police, impôts, Urssaf, etc.) en cas d'enquête. On notera l'absence d'avis public de la CNIL sur ce décret.
Ce qui pose problème selon l'ASIC, c'est la durée du stockage, les coûts supplémentaires que cela entraîne, et surtout la conservation des mots de passe (messagerie, banque, voyage, etc.).
Ce dernier point est le plus sensible puisque rien n'est prévu pour contrôler ensuite l'utilisation, le stockage et la protection des données, chez les fournisseurs d'accès, et une fois transmises aux autorités menant une enquête.
L'ASIC souligne qu'une directive européenne prévoit que Bruxelles doit donner son avis sur les textes relatifs à la société de l'information. Ce qui n'a pas été fait. De plus la conservation d'éléments, qui dépassent la seule identification de l'internaute, va plus loin que ne prévoyait la LCEN de 2004. Voir Journal Officiel de la République Française n°0050 en date du 1er mars 2011 le texte n°129.
Il n'aura échappé à personne que les acteurs de l'ASIC ne sont pas de purs chevaliers blancs, c'est à dire qu'ils font, ou ont fait, ce qu'ils reprochent au gouvernement français de chercher à faire. Facebook, Google, et les autres, archivent consciencieusement toutes les données des internautes à des fins commerciales. Ce qui explique pourquoi des sociétés intermédiaires, qui revendent les données numériques des utilisateurs à des sociétés de marketing, les mettent parfois en danger en ne les protégreant pas suffisamment. Cela vient de se produire aux Etats-Unis avec la société Epsilon Data Management LLC, une division de Alliance Data Systems Corp. qui a reconnu le 6 avril 2011 que les noms et adresses e-mail des clients de 40 grandes sociétés, dont J.P Morgan Chase etc., avaient été volés par des hackers. Vive le numérique!
Raphael Ducos
SH-60B_helicopter_flies_over_Sendai_tnL'alimentation énergétique irrégulière, les difficultés de transports, les approvisionnements irréguliers en composants et pièces détachées constituent les problèmes les plus importants que les constructeurs japonais doivent résoudre à la suite du Tsunami survenu le 11 mars dernier. On n'oubliera pas, bien sûr, les dizaines de milliers de disparus, ni la catastrophe nucléaire de la centrale de Fukushima survenue ensuite et non encore maîtrisée le 3 avril 2011. On ne peut encore en mesurer les effets sur le peuple japonais et l'économie du pays. Et par ricochet sur le monde entier. Voici un essai de tour d'horizon de ce qu'on peut glaner sur les sites des principaux fournisseurs japonais à la date du 3 avril 2011.

Brother a annoncé le 14 mars un don de 100 millions de yens pour les victimes. Aucune communication officielle sur les conséquences sur la société elle-même n'a été effectuée..

Canon a indiqué le 15 mars que le tremblement de terre a causé des dommages sur certains de ses bâtiments, entraîné des coupures de courant, et des arrêts de production. Cela concerne surtout les installations de la région nord de Honshu (la plus touchée). Les dommages ont été importants au centre d'Utsunomiya, où il y a eu 15 blessés, et au centre de Fukushima. Deux centres en attente de remise en route à la date du 15 mars. Pour continuer la production, Canon envisageait d'utiliser d'autres centres de production.

Epson a versé 100 millions de yens pour aider les réfugiés, et indique qu'au 31 mars il n' y a eu aucun blessés dans ses rangs. Seul un employé manque à l'appel. Quatre usines de fabrication ont été touchées par le tremblement de terre dont une est située dans la zone des 20 km de protection autoiur de la centrale nucléaire de Fukushima. Trois sont en cours de redémarrage. Epson Atmix Corporation (Hachinohe, Aomori Prefecture) qui produit des métaux en poudre, des composants métalliques avec des moules à injection, et du quartz artificiel ne reprendra au mieux qu' à la fin avril. Akita Epson Corporation (Yuzawa, Akita Prefecture) qui fabrique des composants d'imprimantes, des systèmes à cristaux a redemarré le 22 mars. Les usines Seiko Epson Corporation Sakata et Tohoku Epson Corporation (Sakata, Yamagata Prefecture), qui produisent des composants pour les imprimantes jet d'encre et des semi-conducteurs ont repris le 28 mars. L'usine Epson Toyocom Corporation Fukushima (Minami-Soma, Fukushima Prefecture) qui fabriquait des systèmes à base de crystal a été arrêtée complètement.

Fuji Xerox indique s'être réorganisé pour faire face aux coupures d'énergie et aux difficultés de circulation. Ses activités de distribution et de maintenance ayant été perturbées. Priorité a été donnée aux organismes de secours. Pour cause de manque de certains composants et de pièces, la fabrication de certains équipements était arrétée le 18 mars aux centres de Niigata Kashiwazaki-shi, (Niigata Prefecture) et de Suzuka Suzuka-shi, (Mie Prefecture).

Konica Minolta ne déplore aucun blessé, mais indique que des dommages ont été relevés sur les sites de distribution et les bureaux de la région de Tohoku, dont le site de stockage de Sendai. Aucun dommages par contre dans les usines de fabrication qui sont installées autour de Tokyo. La fabrication continue en Chine. L'usine de fabrication de toner et de rouleaux photoconducteurs de Kofu a retrouvé une activité presque normale à la date du 28 mars.

Kyocera Mita, qui a sept bureaux de vente dans la région affectée par les effets du Tsunami, ne déplore aucun blessé parmi son personnel. La production des usines, et le fonctionnement des centres de R&D, qui sont installés en dehors de la zone sinistrée, dépendent maintenant de la disponibilité de l'énergie et du rétablissement de la logistique.

Mimaki indique de son côté que tout son personnel est sain et sauf, et qu'aucune de ses usines n'a été touchée par le sinistre. Seul le bureau de vente de Sendai est arrêté provisoirement.

Mutoh Japon annonçait le 14 mars que son personnel et ses usines n'avaient subi aucun dommage. Les difficultés de transports ont perturbé la production des centres de Shinagawa, Tokyo, Suwa, Nagano et les bureaux du nord-est du Japon.

Oki n'a déploré aucune victime ni blessé parmi son personnel. Seule l'usine de Fukushima qui produit des imprimantes et des consommables pour le marché intérieur japonais a été touchée. Elle avait recommencé partiellement son activité dès le 16 mars.

Panasonic, dont le personnel est lui aussi sain et sauf, indique que l'usine de Fukushima et de Sendai ont redemarré partiellement le 1er avril. Celles de Tokyo de Sanyo Electric a repris en partie le 14 mars, celle de Yamagata et Utsunomiya le 22 mars, et celle de Panasonic à Fukushima le 23 mars.
Pour aider les victimes le constructeur a versé 300 millions de yens et fourni des milliers de radios, lampes torche, batteries, et lampes à led solaire.

Ricoh indique le 25 mars que les usines de Ricoh Optical Industries de Hanamaki, Iwate et Hasama Ricoh de Tome, Miyagi ont été touchées, mais qu'elles ont redémarré partiellement. Tohoku Ricoh de Shibata-gun, Miyagi a été endommagée, et les services de base régionaux n'ont pas été rétablis. Ricoh estimait qu'il faudrait entre une semaine et deux mois pour rétablir la ligne de production. Ricoh Printing Systems de Hitachinaka, Ibaraki a vu ses immeubles touchés mais ses équipements de production n'ont presque pas subi de dommages. Néanmoins les difficultés de transport empêchent les salariés de s'y rendre et perturbent la production. Quelques lignes de fabrication ont redemarré, d'autres auront besoin de une à quatre semaines pour être remise en activité.

Roland précise le 16 mars que tout son personnel, ses bureaux et toutes ses usines de Shizuoka et Nagano n'ont subi aucun dommage. Tout fonctionne donc normalement.

Samsung de donne aucune information sur son site.

Sharp ne communique aucune information officiellement sur son site.

Screen précise le 18 mars que son fournisseur Quartz Lead, fabricant de semi-conducteurs, n'a subi que des dommages légers. Dès que les infrastructures seront rétablies, la production doit reprendre. Les services fournis aux clients dans la région de Tohoku ont été affectés pour cause de difficulté de transport, et de sécurité. Tout le personnel de Screen est sain et sauf. Les usines de fabrication de semi-conducteurs, d'écrans d'affichage, et d'équipements d'impression des préfectures de Kyoto et Shiga, au sud-ouest du Japon n'ont subi aucun dégâts.

Toshiba a annoncé le 30 mars qu'il fournira gratuitement des systèmes de production d'énergie et des équipements électriques pour les installations mises en place par le gouvernement pour les victimes du tremblement de terre. Le groupe a versé 500 millions de yens en tant qu'aides aux victimes, dont des équipements médicaux, et des aides matérielles. Le groupe met à la disposition des victimes les équipements sanitaires de ses usines de Iwate Toshiba Electronics et Kitashiba Electric, qui sont proches de la zone sinistrée. Les 74 104 salariés du groupe, sauf un, sont sain et sauf. Ce dernier était encore recherché le 21 mars. Les usines de Yokkaichi Operations (Mie Pref.), Oita Operations (Oita Pref.), Keihin Product Operations (Kanagawa Pref.), Hamakawasaki Operations (Kanagawa Pref.) , Fuchu Complex (Tokyo) , Komukai Operations (Kanagawa Pref.), Fukaya Operations (Saitama Pref.), Ome Operations (Tokyo) fonctionnent normalement, malgré quelques petits dommages.
Par contre l'usine de Iwate Toshiba Electronics Co. Ltd., (Kitakami City, Iwate Prefecture) ne devait remettre ses lignes de production en marche que le 28 mars. Certaines activités ont été déportées sur d'autres usines. L'usine de Toshiba Mobile Display Co., Ltd. (Fukaya City, Saitama Prefecture) aura besoin d'un mois pour retrouver un rythme normal de production.
Le 22 mars Toshiba a indiqué qu'il a formé un comité spécial réunissant 700 ingénieurs et fonctionnant 24/24h et 7j/7 pour aider TEPCO à trouver des solutions pour la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. De plus une centaine d'ingénieurs de Toshiba ont été envoyés sur place.

Raphael Ducos
"À l'horizon 2015-2020, le paysage du secteur TIC (technologies de l'information et de la communication) devrait s'inscrire dans un contexte de nouvelles infrastructures plus performantes avec notamment :
  • des composants électroniques de petite taille supportant des capacités de calcul plus importantes ;
  • une connectivité Internet très haut débit sans couture et nomade dans les grandes villes et au-delà, profitant des technologies électroniques de base (nano, opto, etc.) ;
  • des réseaux tout IP permettant de réduire les coûts et offrant des performances accrues ;
  • une plus grande efficacité énérgétique des composants, systèmes et réseaux, permettant un développement optimisant les consommations de ressources ;
  • une informatique de plus en plus ouverte et de plus en plus en mode « nuage ». C'est la principale « révolution » de l'informatique depuis l'avènement d'Internet ;
  • une proximité très forte avec les métiers à mesure que les TIC deviennent de plus en plus critiques dans leur fonctionnement."
Extrait du rapport sur les "Technologies Clés 2015", élaboré par 250 experts sous la direction d'un comité stratégique présidé par Denis Ranque, président du Cercle de l'Industrie.
A lire absolument pour mesurer les enjeux technologiques de demain, orienter ses actions, trouver des partenaires, investir à bon escient.
Texte intégral sur : www.industrie.gouv.fr/tc2015/.
Raphael Ducos
 Océ vient d'annoncer que les responsables des organismes existant dans le domaine du désencrage - DPDA (Digital Print Deinking Alliance) et INGEDE (Internationale Forschungsgemeinshaft Deinking-Technik) - vont collaborer dans le domaine du désencrage des imprimés issus des systèmes jet d'encre. Le premier organisme accueille HP, InfoPrint, Kodak et Océ, le second quarante papetiers et leurs laboratoires de recherche à travers toute l'Europe.
Il s'agit essentiellement de trouver des solutions nouvelles pouvant traiter aussi bien des papiers imprimés classiquement que numériquement. Celles-ci devraient permettre aux fabricants d'encre et aux usines de désencrage de mieux s'adapter dans le futur. Le but étant que le papier recyclé à partir des papiers imprimés par jet d'encre ou par les systèmes d'impression traditionnels, puisse de nouveau servir de matière première pour produire de nouveaux papiers utilisables en impression.
Ces recherches communes conduiront sans doute à des modifications des fabrications d'encre, des papiers, des traitements avant et après impression, ainsi que des processus de désencrage.
Comme tout projet institutionnel celui-ci prévoit la mise en place d'un comité technique composé de représentants des deux structures, des échanges réguliers et des développements conjoints. L'enjeu est important, car l'impression jet d'encre va prendre de plus en plus de place dans le secteur de l'impression graphique et éditique. Il reste maintenant à mettre en musique cette partition.
Raphael Ducos
EditoLes tsunamis qui viennent de frapper le Japon posent la seule véritable question : qu'est ce qui est important? En ce qui concerne la vie professionnelle, la réponse est simple : c'est l'énergie. Comment donc maîtriser son alimentation énergétique en cas de désastre? Onduleurs, groupes électrogènes, panneaux solaires? Si tout est encore en état de fonctionner dans l'entreprise, il reste à gérer les interfaces de communication (internet, téléphone, satellite, etc.).
Par contre, si rien ne marche une radio portable et une lampe à piles peuvent rendre le plus grand service pour savoir ce qui se passe, et éclairer son chemin pour s'installer ailleurs. Au Japon, de nombreuses usines de production d'équipements d'impression ont déjà été affectées.
Ainsi certaines des usines de Canon situées au Nord à Honshu sont arrêtées, et en train d'être réorganisées pour que la production puisse continuer ailleurs (www.canon.com/news).
Roland DG Corporation, dont le siège est à Nagoya, a suspendu son concours "Roland Creative Awards" à la suite des événements catastrophiques qui touchent le pays.
Canon et Ricoh ont versé chacun 300 millions de yens (2,5 millions d'euros) à la Croix Rouge pour soutenir les victimes.
Ricoh France soutient une récolte de fonds et mobilise ses 3 000 salariés en ce sens.
Apple propose sur son site américain de recueillir des dons en faveur de la Croix Rouge (www.apple.com).
En France, on peut verser individuellement des dons à la Croix Rouge Française qui est en relation directe avec l'ambassade du Japon. Google a adapté son logiciel "Person Finder" à l'occasion de cette catastrophe. Il fonctionne comme un annuaire internet et un centre de messages où on peut soit rechercher des amis ou des membres de la famille disparus, ou laisser une note pour indiquer qu'on est sain et sauf.
Toile : http://techsling.com/2011/03/google-tool-launched-to-help-japan-tsunami-victims/#ixzz1GV8HYOv8.
Par ailleurs, la compositrice de musique, de dessins animés et jeux vidéo, Yoko Kanno a mis en ligne le morceau suivant  http://www.youtube.com/watch?v=ERjyjRu18dg pour soutenir ses compatriotes.Yoko Kanno est originaire de la préfecture de Miyagi durement touché par l'événement.
Raphael Ducos

Inscription à la Newsletter



Recevoir du HTML ?

Joomla : Portail de l'impress

bench_pub

feed-image Feed Entries