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Edito

uPrint-3DQui a dit que l'impression 3D était réservée aux utilisateurs fortunés? Un projet développé par Adrian Bowyer à l'université de Bath en Grande-Bretagne démontre le contraire. L'imprimante 3D "Mendel", capable d'imprimer des éléments en plastique extrudé à partir d'un polymère chauffé sous le contrôle d'un micro ordinateur ne coûte qu'environ 350 Livres Sterling (presque le même montant en euros) pour la construire. Elle peut utiliser du plastique bon marché fabriqué à partir de l'amidon du maïs. Tous les plans et conseils techniques sont disponibles sous licence libre. Le plus original c'est que cette imprimante peut fabriquer ses propres composants (sauf les parties en métal et les cartes électroniques), donc se reproduire plus facilement à partir du premier exemplaire construit. Un projet qui semble adopté par les milieux de l'enseignement technique dans le monde anglophone. Source : The disruptive future of printing de Bill Thomson (www.bbc.co.uk), y compris la photo. En se promenant sur internet on peut décrouvrir aussi une video sur une imprimante construite en Lego (http://videos.ladepeche.fr/video/iLyROoaf8vDl.html). Pour les professionnels qui n'ont pas le temps de consacrer quelques heures au plaisir de la construction il existe des imprimantes 3D prêtes à l'emploi chez HP, Roland et quelques autres. Mais pas au même prix. Bonnes vacances. Rendez vous le 16 août pour la rentrée. D'ici là le site www.reviewofprint.com reste ouvert.

Au moment où tout le monde parle d'environnement, d'attitude verte, d'empreinte carbone, etc. il est très intéressant de savoir qu'il existe un site web - www.sourcemap.org - développé sous le mode open source pour diffuser la carte de l'origine des objets de consommation courante et de leurs composants. Il fonctionne sous le mode crowd sourcing, comme wikipedia, c'est à dire que tout le monde peut y participer et l'alimenter. Plusieurs milliers de personnes le soutiennent. Cela a commencé par l'examen des ordinateurs, des téléphones portables, de la restauration, des vélos, etc. On apprend ainsi qu'un ordinateur est composé en moyenne de 50 produits différents provenant d'au moins 25 pays. On trouve parmi ces produits des matières premières rares comme l'Indium absolument nécessaire pour construire les écrans, ou du Silicium qui vient en général du Brésil. Or les réserves connues de l'Indium au niveau mondial ne représentent plus que cinq à dix ans de la consommation actuelle. D'où la necessité de trouver des alternatives au plus vite.

Ce projet soutenu par le MIT et notamment par Leonardo Bonanni chercheur au Media Lab, permet de comprendre la complexité des choses, la très grande variété des chaînes de valeur existantes de par le monde pour chaque produit. Cela montre aussi le manque de connaissances des acteurs professionnels de tous les secteurs. Et l'ampleur de la tâche à réaliser pour comprendre réellement les impacts sociaux et environnementaux des produits consommés. Pour revenir à la restauration on appréciera en France le fait que l'empreinte du vin français importé aux Etats-Unis sur la côte Est par bateau est meilleure que celle du vin californien qui arrive dans la même région par camion. Ou que la cuisine locale n'existe pas, car on utilise toujours des épices venant d'ailleurs, et même des fruits et des légumes importés. Il ne reste plus qu'à alimenter ce site avec nos produits favoris : l'imprimante, le copieur, l'encre, et le papier etc.

Pour en savoir davantage écouter l'entretien réalisé avec Leonardo Bonanni, chercheur au MIT Media Lab (Etats--Unis), et diffusé sur France Culture le 25 juin dernier à 11h dans l'émission "place de la toile". Et consulter les sites web concernés (en anglais) : http://www.sourcemap.org/; http://www.media.mit.edu/; http://leo.media.mit.edu/

Raphael Ducos
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La FESPA 2010 ouvre ses portes demain mardi 22 juin jusqu'au 26 juin à Munich. Six cent cinquante exposants des secteurs de l'impression numérique grand format, de la sérigraphie, et de l'impression sur textile attendent les visiteurs de pied ferme. On les trouvera dans cinq halls occupant 27 000 m2. L'impression numérique dominera cet évènement. Les nouveautés devraient répondre aux préoccupations des professionnels mises à jour dans l'enquête mondiale menée par la Fespa : changement rapide de production, tirages plus courts, impression juste à temps, personnalisation, commandes et impression par internet. Tous les professionnels interrogés prévoient qu'une forte proportion de leur chiffre d'affaires sera assuré au cours des deux années à venir par les services numériques. La plupart des applications existantes se développent - notamment les bannières, les posters, la signalétique sur les lieux de vente - à l'exception des affichages rétroéclairés qui reculent. Près de 37% des professionnels interrogés prévoient d'investir dans des systèmes d'impression numérique, plus un tiers qui y pensent. L'intérêt se porte surtout sur les technologies à base de polymérisation d'UV, d'eco-solvant et de latex. On surveillera de près les fournisseurs d'équipements: Agfa, Canon, Durst, EFI, Epson, EskoArtwork, Fujifilm Sericol, HP, Konica Minolta, Mimaki, Mutoh, Océ, Roland, Screen, Xaar, Zünd. Sans oublier ceux qui sont spécialisés dans les consommables et les supports d'impression. Le rendez vous FESPA 2013 est déjà fixé : il se déroulera à Londres du 25 au 29 juin.

Toile: www.fespa2010.com

C.Benavent_Universit_Paris_Ouest_tn
Christophe Benavent, professeur de marketing à l'université de Paris-Ouest Ceros a mis à jour les forces en cours de déploiement dans le domaine de la communication, lors de son intervention au forum d'Interquest sur l'impression numérique et la communication multicanal. Voici en substance ses conclusions qui méritent, bien sûr, réflexion.
Si l'arrivée de nouveaux médias ne chasse pas les précédents (presse, radio, télé, internet, etc.) elle contraint à penser différemment, notamment l'architecture même des médias. Même le transcanal a fait son temps, pour faire place au cross-canal. Du point de l'émetteur de messages il faut en effet organiser la caisse de résonnance entre les sites et les blogs (espaces porte parole), les canaux documentaires comme Youtube, etc. (contenu tangible), les médias sociaux comme Facebook, Twitter, etc. (pour irriguer le coeur de l'audience), les mass-médias (pour la notoriété et l'acquisition) et les direct-medias (pour une acquisition sélective). Bref, il faut produire en continu et diffuser en simultané (voir article du 28 juin 2010).
Toile : http://christophe.benavent.free.fr
HDChaque fois qu'on utilise un copieur numérique, il est possible que les documents ou les photos reproduits soient dans le même temps stockés sur le disque dur de cet équipement (c'est le cas depuis 2002 environ). La majorité des utilisateurs l'ignorent. Les questions posées par cet état de fait apparaissent au moment où le copieur utilisé sous contrat dans une entreprise pendant trois à cinq ans, repart chez le revendeur pour s'engager dans une nouvelle vie. Le plus souvent  le disque dur est laissé en l'état. Ce qui fait que les données enregistrées se retrouvent en de nouvelles mains inconnues, amies ou ennemies. Ce qui peut entrainer quelques problèmes en cas de découverte de fichiers sensibles comme des listings, des documents confidentiels, des jugements, des dossiers santé, etc. Il existe pourtant sur certains copieurs des fonctions de sécurité parmi lesquelles on trouve l'effacement du disque dur et la réécriture sur celui-ci pour effacer radicalement toutes les données. Encore faut il les paramétrer et les utiliser. Finalement un copieur numérique, un ordinateur, ou internet peuvent dévoiler complètement vos secrets, et votre intimité!
Raphael Ducos

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