Edito

Les technologies d'impression à base de nanotechnologies commencent à se déployer ou à se présenter sur les marchés. Deux d'entre elles sont représentées par les sociétés "Landa digital printing", et "Memjet".
La première a été créée en 2002 par Benny Landa, inventeur des systèmes d'impression couleur Indigo (technologie ElectroInk) revendus depuis à HP. Landa Digital Printing annonce une nouvelle gamme de presses numériques couleur pour l'imprimerie, l'emballage, l'édition. Jo Francis (Printweek) a été la première à signaler cette information. Cette gamme de presse utilise une nouvelle technologie d'impression à base de nanotechnologies, et d'encres composées de nano-pigments. On devrait en voir les premières démonstrations à la prochaine drupa 2012 de Dusseldorf. Benny Landa aurait déjà retenu 1500 m2 avec un amphithéatre de 200 places pour présenter cinq fois par jour ses futurs produits (une stratégie déjà utilisée pour lancer la technologie Indigo à une précédente drupa).
La seconde est MemJet dont l'avantage est d'être déjà sur les marchés au travers de divers intégrateurs. Pour le grand format on trouve Xanté avec le système Excelgraphix 4200 (ROP 19 09 2011) et Own-X avec le système WideStar (ROP 03 10 11), pour la bureautique LG avec une imprimante à 60 ppm en quadri (ROP 28 09 11), pour l'impression d'étiquettes la SpeedStar 3000 (ROP 03 10 11), et pour l'impression d'enveloppes l'Astrojet M1 de MAI (ROP 31 05 2011). Dernier arrivé : Delphax qui annonce une gamme de systèmes d'impression couleur de production feuille à feuille Elan (jusqu'à 500 ppm, 1600 dpi), toujours à base de la technologies Memjet. Ceux-ci visent les marchés du direct-mail, du transpromo et des factures, des livres et manuels, ainsi que des impressions de sécurité.
Nul doute que Dusseldorf, où se tient la drupa 2012, va être l'occasion, en mai prochain, d'une concurrence vive sur le front des nouvelles technologies d'impression à base de nanotechnologies. Il restera comme toujours à faire le point sur la fiabilité et les coûts d'utilisation de ces systèmes.

Toile : www.landalabs.com, www.memjet.co, www.own-x.hu, www.delphax.com

Raphael Ducos

Des propositions en faveur d'une législation européenne plus rigoureuse en matière de protection des données obligeront les entreprises européennes à renforcer leurs pratiques de gestion des informations, indique Iron Mountain en préambule de la European Privacy and Data Protection Day (EPDP). Cette journée, qui se tiendra cette année le 28 janvier, a pour objectif d'attirer l'attention sur les problèmes liés à la protection des données et de recommander de bonnes pratiques aux organismes qui traitent chaque jour des données personnelles.
Cette nouvelle législation remplacera la directive Européenne de Protection des Données 95/46, une composante majeure de la Loi européenne sur la Vie Privée et les Droits de l'Homme, qui sert de référence aux entreprises depuis 13 ans. Il est prévu que la nouvelle législation réduira, pour de nombreuses sociétés, les exigences administratives de conformité. Néanmoins, elle imposera vraisemblablement aux entreprises de plus lourdes contraintes en matière de protection, reconnaissance et communication de leurs violations de données. De surcroît, la règlementation infligera des pénalités plus sévères aux sociétés qui failliront aux exigences légales.

Les entreprises qui ne savent pas par où commencer devraient étudier les recommandations ISO 27002 [1], indique Christian Toon, Directeur de la Sûreté des Informations chez Iron Mountain.
Les principales exigences du nouveau projet révélé l'an dernier sont :

  • L'obligation de déclarer les violations de données.

Elle recommande que les Autorités de Protection des Données concernées et toutes les personnes touchées devront être prévenues sous 24 heures d'une violation de sécurité des données, y compris s'il s'agit d'une destruction non autorisée ou d'une perte de données. Les autorités de protection des données doivent être averties, même en l'absence de risque pour les données.

  • L'obligation de nommer des responsables de la sûreté des informations.

Les responsables de la sûreté des données devront être obligatoires pour toutes les instances publiques et toutes les entreprises de plus de 250 salariés.

  • Des amendes fortement augmentées.

Aux termes de la proposition de loi, les autorités compétentes auraient le pouvoir d'infliger des amendes allant jusqu'à un million d'Euros ou, dans le cas d'une société, jusqu'à 5 % du chiffre d'affaires mondial annuel dans le cas de manquement à la législation.
(Extrait du communiqué "soyez prêt pour la nouvelle législmation européenne" d'ironmountain. Toile : www.ironmountain.fr)

[1] ISO 27002 est une norme de sûreté des informations publiée par l'ISO (International Organization for Standardization – L'Organisation Internationale de Standardisation), intitulée « Information technology – Security techniques – Code of practice for information security management » (Technologie des Informations – Techniques de sûreté – Codes de pratique de gestion de sûreté des informations). Cette norme fournit des recommandations des meilleures pratiques sur la gestion de sûreté des informations à l'attention des personnes responsables de l'étude, la mise en place ou la maintenance des ISMS (Information Security Management Systems – Systèmes de Gestion de la Sûreté des Informations). Pour plus d'informations, merci de vous connecter au site www.27000.org/iso-27002.htm

Raphael Ducos

Il n'est pas trop tard pour vous souhaitez une très Bonne Année numérique de la part de toute l'équipe de reviewofprint. Que votre énergie et votre détermination vous aident à traverser victorieusement les flots tumultueux de l'économie.
Décembre 2011 a marqué le triomphe de Samsung devenu le premier vendeur mondial de smartphones devant Apple, accédant par la même occasion au rang des leaders d'IT en terme de capitalisation boursière (134 milliards de dollars) derrière Apple (376 milliards de dollars), Google, IBM et Microsoft.
L'explosion des ventes des liseuses (genre Kindle) et tablettes (genre iPad) pendant la période des fêtes rappelle que le chemin vers le numérique s'élargit jour après jour. Au Royaume-Uni, on a vendu 1,33 million de liseuses et 640 000 tablettes pendant les fêtes de fin d'année indique Printweek. Le traditionnel discours de la Reine d'Angleterre prononcé le 25 décembre a été dans la foulée disponible en téléchargement sur le Kindle (ainsi que tous les discours précédents depuis son accession au trône en 1952). Aux Etats-Unis, les utilisateurs de smartphones (plus de 40% de la population américaine) y lisent de plus en plus leurs journaux d'informations.
En France, une enquête du  Credoc montre que 85% des habitants ont un téléphone mobile (17% un smartphone), 78% un ordinateur. Trois-quart des français ont une connexion à domicile, qu'ils utilisent au moins une fois par jour.  31% de ces internautes  soit un peu moins de 10 millions d'individus, sont connectés en mobile, et  25% disposent de trois connexions. 12% d'entre eux consultent les informations sur internet.
Au CES (Consumer Electronics Show) qui vient de se tenir à Las Vegas, l'offre en matière de tablettes et d'ultrabooks (ordinateurs portables très légers) s'est multipliée avec respectivement plus de cinquante nouveaux modèles d'origine chinoise principalement, et trente nouveaux modèles pour les seconds! Rappel : tous ces équipements (smartphones, tablettes, ultrabooks) peuvent imprimer directement sans fil sur la plupart des systèmes d'impression du marché. 2012 est placé sous le signe du numérique, je vous dis.
Raphael Ducos
Attention aux scans! Après les appareils photos numériques pouvant photographier/enregistrer un document en formats numériques (jpd, pdf, tiff, etc.), et le transférer vers un ordinateur via un cable, les smartphones (et tablettes), qui offrent maintenant une résolution de prise de vue acceptable, ont pris le relais en raccourcissant encore le circuit de diffusion du document (transfert direct par wifi, 3G+, bluetooth, etc.). Dans le même temps des fournisseurs de scanners traditionnels, comme Kodak et Lexmark, ont adopté la technologie des appareils photos numériques pour leurs scanners grand public.
Les scanners destinés jusqu'ici à être placés aux côtés des ordinateurs, sur un bureau ou dans un espace professionnel dédié, prennent aussi leur envol et deviennent portables et autonomes. Coup sur coup, Canon et Xerox annoncent des équipements de ce type. La grande nouveauté c'est qu'ils peuvent envoyer directement les fichiers via internet, sans passer par un ordinateur, vers des destinations diverses comme des PCs (et Macs), smartphones, ou autres applications spécifiques. Ils fonctionnent à une vitesse raisonnable et numérisent en couleur.
On est loin des scanners professionnels se caractérisant par la vitesse de numérisation, les choix de la résolution, la gestion des formats de papiers différents, et l'association avec un OCR. Sans oublier les scanners grand format, et les scanners dédiés à la numérisation des livres ou à la cartographie.
Bref, le document numérique n'est plus réservé à des espaces professionnels d'entreprise. Il s'est maintenant répandu dans l'espace privé.
Raphael Ducos
Après la longue domination du format A3 dans la bureautique professionnelle, on constate depuis quelques mois un regain d'intérêt pour le format A4, et le déploiementen parallèle de formats encore supérieurs (nous nous intéressons ici uniquement à l'impression feuille).
Pour différentes raisons de marchés variés dans le monde, et de rentabillité pour les fournisseurs, le format A3 est devenu en quelque sorte la norme de la bureautique professionnelle. Le format A3 a été ainsi le format standard de production de la majorité des copieurs analogiques, puis numériques, fonctionnant à base de toner, suivis ensuite par les multifonctions (copieur-imprimante-scanner-fax, etc.).
Pour entrer dans les marchés de la bureautique, des constructeurs d'imprimantes pour l'informatique se sont lancés à leur tour dans les tout-en-un en A4, puis en A3 ensuite. D'autres nouveaux entrants en provenance du monde de l'impression jet d'encre ont ciblé les bureaux décentralisés, les TPE, les PME, et même le grand public, avec des tout-en-un A4. On peut maintenant acquérir un tel équipement pour moins de 100 euros (voire 50 euros dans certains cas de promotion exceptionnelle) dans tous les réseaux de grande distribution. Des tout-en-un A4 qui peuvent imprimer des photos, CD, et documents, ont le wi-fi, etc. Un acteur (Brother) a cassé le premier cette situation stable et a introduit des modèles de multifonctions jet d'encre en format A3 (capables d'imprimer en recto verso).
Comme toutes les statistiques montrent qu'en moyenne plus de 90% des travaux en entreprise sont imprimés ou traités en A4, et la crise économique mondiale étant passé par là, il est logique de rencontrer de nouvelles offres de multifonctions à base de toner en format A4 en noir et en couleur, chez des fournisseurs qui s'étaient jusque là quasiment dédiés au A3.
Notons que certains comme Epson ou Oki (etc.)se sont essayés à lancer des multifonctions A4 pouvant occasionnellement reproduire du A3. A signaler aussi les imprimantes jet d'encre A4 professionnelles (plus grosses cartouches d'encre) qui veulent concurrencer directement les équipements similaires à base de toner. Pour résister, certains constructeurs (Oki) permettent à leurs MFPs A3 (toner) de produire des banderolles de 33 cm de large sur 1,20 mètre de long.
En production, chez les reprographes et autres imprimeurs on préfère cependant utiliser en impression feuille un format encore plus grand que le A3 : le SRA3 qui permet de traiter plus facilement des originaux multiples. Pour le prix d'un seul click!. Au delà, on passe au format A2, qui est le début du grand format (impression jet d'encre à têtes mobiles) qui va jusqu'au très grand format (jusqu'à 5 m de laize!). A la prochaine drupa en mai 2012 on attend le lancement sur les marchés des premières presses graphiques à jet d'encre pour les industries du même nom (têtes d'impression fixes), qui utilisent des formats supérieurs au SRA3. On en a vu les prototypes au dernier Ipex (Fuji, Screen etc.).

Bonnes fêtes de fin d'année de la part de toute l'équipe de www.reviewofprint.com.

Raphael Ducos
La lettre de reviewofprint reparaîtra le mercredi 11 janvier 2012.

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