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Manifestations

Le congrès de l’Alliance Graphique Internationale

   AGI 2017    Le prochain congrès de l’Alliance graphique internationale (AGI) se tiendra à Paris du 17 au 22 septembre 2017 autour du la thématique de “frontières”, en présence de personnalité internationales du domaine du graphisme, de la création et de la culture.
Plusieurs séances dans des lieux partenaires, tels que l’Odéon-théâtre de l’Europe, EnsAD (École nationale supérieure des Arts Décoratifs), la Maison de la radio ou le Palais de Tokyo, seront ouvertes au public. Réservation : http://2017.agi-open.com/buy-tickets

Chaque année, le congrès de l’AGI réunit plusieurs centaines de participants venus du monde entier dans une grande ville du monde. Après Séoul en 2016, il revient à Paris (la précédente édition parisienne remonte à 2001, quand elle célébrait le cinquantième anniversaire de l’association) avec une volonté renforcée de croiser les expériences et les visions sur le monde demain. Pour les organisateurs de l’édition 2017, le thème de “frontières” représente une notion-clé par laquelle ils souhaitent traiter de l’évolution du contexte social du graphiste. Ce choix s’explique non pas uniquement parce que les flux migratoires mondiaux ont exacerbé les courants nationalistes dans leur volonté de sécuriser les frontières mais également en raison des frontières inhérentes à la profession.

Pour souligner l’importance du débat, le congrès parisien sera ouvert à tous et non plus réservé aux seuls membres de l‘AGI (exception exception faite la soirée du bienvenue le dimanche, le lundi matin réservée à la présentation des nouveaux membres et à l’assemblée générale du vendredi).
Son programme 2017 a été conçu avec l’ambition d’abolir les frontières : pour la première fois de son existence il choisit l’itinérance et se déplacera d’un lieu emblématique de la ville à un autre. Ainsi, chaque jour, le graphisme ira à la rencontre d’autres disciplines dans des lieux d’exception.
Ces rencontres ont pour le but de voir naître des débats fructueux entre générations et entre métiers de la création. La notion de frontière sera traitée par section spécifique en étroite relation avec le lieu d’accueil et cette communauté présente d’artistes, de scientifiques, d’auteurs, de directeurs de théâtre et d’architectes.
À la Cité de l’architecture et du patrimoine que des architectes et urbanistes reconnus feront découvrir la ville de Paris (et sa gestion de ses frontières). À l’Odéon-Théâtre de l’Europe, coeur du débat public durant la Révolution française et lieu de manifestations depuis lors, les nouveaux adhérents de l’AGI appelleront à penser au-delà des pratiques courantes.
L’EnsAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) réunira les étudiants et les professionnels dans une démarche de transmission des savoirs.
La notion d’espace sera débattue lors des conférences à la Maison de la radio. Le Palais de Tokyo sera le lieu de discussions sur l’importance des échanges interculturels et le Centre Pompidou accueillera l’assemblée générale de l’association.

À travers les frontières, l’exemple français
En France travaillent des graphistes aux pratiques très variées. Ils y trouvent, tous à leur façon, un équilibre entre la tradition “beaux-arts” du design, très présente dans le pays, et des approches plus rationalistes comme l’anglo-saxonne ou les écoles suisses. Le vaste éventail des pratiques de la profession regorge de niches hautement spécialisées. Le pays peut se vanter d’une abondance d’institutions culturelles et beaucoup de commanditaires sont ouverts aux idées des artistes et des designers.
Le fait que, parmi les vingt-huit membres français de l’AGI, la moitié soit née hors de France démontre le cosmopolitisme du pays, et particulièrement à Paris, la programmation annexe invitera à penser le graphisme au-delà de son territoire. Lorsqu’en 1955, l’AGI présenta son exposition Art et publicité dans le monde, la question de la relation entre graphisme et sujet d’utilité publique n’était pas posée, et encore en 2001 lorsque l’AGI célébra son 50e anniversaire à Paris, des créateurs tel Pierre Bernard durent affirmer et défendre la notion de graphisme comme élément moteur constitutif de l’espace public. Depuis, et principalement dû à l’irruption de la pensée marketing dans les services publics et le secteur culturel, le rôle des professionnels de la création semble y être encore restreint. Les organisateurs du congrès de 2017 ont la conviction que la puissance d’une alliance internationale telle que l’AGI doit servir à promouvoir la position et l’indépendance de la profession, à la rendre plus visible, plus influente, et, conformément aux voeux de ses fondateurs, plus au service de la cause publique.
Une publication relatant l’ensemble de l’événement ainsi que des publications autonomes quotidiennes seront éditées et rendront compte des thématiques abordées, des lieux et des personnes impliquées.

Alliance Graphique Internationale
Cela fait soixante-cinq ans que notre alliance s’est réunie pour la première fois dans la capitale française et c’est à nouveau à Paris que le congrès annuel de l’AGI se déroulera en septembre 2017. En 1952, après deux guerres mondiales successives en moins d’un demi-siècle, l’Europe célébrait sa libération dans un mélange d’optimisme et de solidarité. Le besoin de se reconstruire et de se restructurer était perçu comme une responsabilité collective qui nécessitait que les politiciens, les entreprises, les artistes et l’ensemble de la société civile, unissent leurs forces. La tâche était immense et exigeait à la fois de rafraîchir les idées et de construire de nouvelles alliances dans lesquelles les sentiments nationalistes – sources de tant des maux de ce vingtième siècle– n’auraient plus leur place.
Comme beaucoup d’autres organisations, l’AGI est née de ce mouvement vers l’avant, de cet engagement public et de cette attitude fondamentalement internationaliste. Pour redéfinir ce que leur profession pouvait apporter à la société, les graphistes regardaient au-delà de leurs frontières culturelles. Les travaux créés au fil des années par le nombre croissant de membres de l’AGI témoignent de la pertinence de cette ambition d’abolir les frontières. Soixante-cinq ans plus tard, le sentiment d’urgence a changé, tout comme le monde dans lequel ils travaillent qui a connu de profondes transformations techniques, économiques et politiques.
Les organisateurs du congrès AGI 2017 : Evelyn ter Bekke, José Albergaria, Rik Bas Backer et Dirk Behage

Dimanche 17 septembre
Cité de l’architecture et du patrimoine
Bienvenue
Présentation du programme de la semaine.
Présentation de Paris et du projet du Grand Paris, de son histoire et de son avenir.

Lundi 18 septembre
Odéon–Théâtre de l’Europe
Matinée : Présentation des nouveaux membres de l’AGI, de manière informelle, au théâtre de l’Odéon.
Après-midi AGI Open (ouvert au public) : Graphisme et arts du spectacle dans la salle principale du théâtre avec la participation
de son directeur, Stéphane Braunschweig.

Mardi 19 septembre
EnsAD (École nationale supérieure des Arts Décoratifs)
Matinée et après-midi AGI Open (ouvert au public) : Rencontre autour du thème de la transmission de savoirs (livres, magazines, infographies et autres formats incluant les outils numériques).
Comment comprendre le rôle à venir de ces médias ? Peut-on, grâce à la technologie et à l’image rénover les formats actuels?
Les membres de l’AGI peuvent échanger avec la prochaine génération de graphistes sur la question de l’éducation et le rôle de la profession. Tables rondes avec les étudiants en petits groupes.
Soirée : Vernissage de l’exposition ‘O Mestre Birostro, Portrait Tête Bêche de Paulo de Cantos’ à la Fondation Calouste Gulbenkian — délégation en France.

Mercredi 20 septembre
Maison de la Radio – Studio 104
Matinée et début d’après-midi AGI Open (ouvert au public) :
Comment améliorer la collaboration entre graphistes et architectes / urbanistes, notamment lors du développement de projets environnementaux et urbains complexes ? Comment faire profiter les architectes de l’expérience des graphistes en visualisation de données complexes? Tout au long de la journée, France Culture, installé à la Maison de la Radio, profitera de la présence d’éminents membres de l’AGI pour réaliser de courtes interviews qui bénéficieront d’une diffusion nationale.
Après-midi : Visites de projets architecturaux et de plusieurs sites gastronomiques.

Jeudi 21 septembre
Palais de Tokyo
Matinée et après-midi AGI Open (ouvert au public) :
Le Palais de Tokyo, laboratoire d’échanges entre art contemporain et société, est réputé pour ses expositions et ses évènements novateurs. Le programme de jeudi aura pour thématique la communication interculturelle et s’intéressera aux relations entre le graphisme et ses environnements politiques, sociétaux et artistiques. Jean de Loisy, commissaire d’expositions et président du Palais de Tokyo fera partie des intervenants. Des films documentaires sur des graphistes membres de l’AGI seront projetés au cours de la journée dans différents espaces d’exposition.
Soirée : Dîner AGI et danser.

Vendredi 22 septembre
Centre Georges-Pompidou
Assemblée générale.
Après-midi : Visites de studios à Paris.

Samedi 23 septembre
Toute la journée : excursion au Signe - Centre National du Graphisme à Chaumont (par inscription).

www.a-g-i.org 

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